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    Agriculture & Environnement    
22/04/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
La «tremblante du mouton» sous surveillance rapprochée dans le département de l�Ariège


La tremblante du mouton est connue depuis 1732, date à laquelle elle a été observée pour la première fois chez les petits ruminants (chèvres et moutons) en Angleterre.

En France, la tremblante est présente sur l'ensemble du territoire avec toutefois une prédominance dans le Sud, région qui comprend la plus forte densité d'élevages ovins.

Cette maladie appartient au groupe des encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles (ESST) décrites chez d'autres espèces animales, notamment chez les bovins sous forme de la maladie de la vache folle mais également chez le chat, le wapiti ou le vison.

Ce sont des maladies dégénératives du système nerveux central et elles sont dues à des agents infectieux appelés «agents transmissibles non conventionnels (ATNC)» ou «prions pathogènes ».
La tremblante se caractérise par l'apparition de symptômes nerveux (troubles du comportement, locomoteurs, de la sensibilité).

L'évolution de la maladie conduit en quelques mois (deux à six mois) vers la mort de l'animal.
La durée d'incubation n'est pas connue avec précision mais semble être toujours longue, de l'ordre de 2 ans.

Le diagnostic permettant d'établir avec certitude la présence du prion pathogène responsable de la tremblante est pratiqué après la mort de l'animal et repose sur un examen histopathologique permettant de mettre en évidence des lésions spongiformes caractéristiques au niveau de l'encéphale.

A l'heure actuelle, il n'existe pas de diagnostic de certitude sur des animaux vivants mais un important dispositif de surveillance a été mis en place au niveau national.

Les statistiques données par le ministère de l’agriculture au 1er janvier sont les suivantes: depuis juin 1996, 1189 foyers ont été identifiés et 10 foyers de tremblante ovine confirmés depuis le 1er janvier 2008.

Les dépistages systématiques se font sur les animaux destinés à la consommation humaine (abattoirs) ou sur les animaux morts ou euthanasiés destinés à l’équarrissage.

A quelques jours du début des grandes foires de printemps, Jean-Pierre Alzieu, vétérinaire à Varilhes, fait le point sur la «tremblante du mouton» en Ariège.

Pour lui bien que trois élevages soient sur surveillance, la prévalence est très faible.

«Cette maladie connue depuis le XVIIIe siècle est une encéphalopathie spongiforme subaiguë transmissible (ESST) non transmissible à l’homme, cependant l’Etat a souhaité faire une investigation assez large avec un dépistage de sensibilité à cette maladie…ou plutôt de la possible réceptibilité à ce prion.

Si le test est positif on demande à l’éleveur d’éliminer les sujets et son troupeau et il doit être requalifié, ce qui l’empêche pendant une période d’observation de participer aux foires et autres rassemblements…

Mais je le répète la prévalence est très faible, depuis 25 ans que je suis installé dans le département je n’ai jamais vu de cas de tremblante du mouton
»

Dans le département de l'Ariège, sont effectués tous les ans près de 5.000 prélèvements (analyse de tous les animaux morts en élevage et pourcentage d'animaux tués en abattoir) pour vérifier l'état sanitaire du cheptel ovin.

Précisons qu’en moyenne, 15.000 bovins, quelques milliers d'ovins, une centaine d'équidés sont expédiés annuellement à l'étranger à partir de l'Ariège (principalement à destination de l'Union européenne, dont Espagne et Italie), avec production d'un millier de certificats sanitaires.

Le plan d'éradication de la «tremblante du mouton», mis en place par le gouvernement, repose sur l'élimination des animaux génétiquement sensibles à la maladie, sur une campagne de dépistage et un programme d'amélioration génétique des races.

«Ce dispositif répond à l'éventualité d'une relation entre la maladie de la vache folle (transmissible à l'homme) ajoute le vétérinaire, et la tremblante du mouton (non transmissible). A ce jour, la présence d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez le mouton n'a jamais été mise en évidence dans les élevages»

Première mesure donc, lorsqu'un cas de tremblante est diagnostiqué dans un troupeau, seuls les moutons génétiquement résistants seront préservés, les autres sont abattus.

Les animaux résistants sont sélectionnés grâce à un test de génotypage (les béliers résistants à la maladie de la tremblante ont un génotype double ARR). Les éleveurs sont dédommagés pour ces pertes et ils doivent rapidement reconstituer leur troupeau avec des animaux testés «résistants»

«Aujourd’hui bien que des sujets aient été identifiés sensibles, précise Jean-Pierre Alzieu, cela ne signifie en rien que la tremblante affecte le cheptel ariégeois. Les contrôles et le suivi des élevages sont suffisamment rigoureux pour ne pas alarmer les consommateurs  … il n’y a pas de problème sanitaire en Ariège… les animaux que vous allez voir dans les foires sont sains»

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 22/04/2008
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