Foire de Tarascon: la tradition s�inscrit dans la durée
Les foires de Tarascon existent depuis près de 750 ans.
Considérées comme les plus importantes du département, elles avaient cependant perdu de leur lustre au fil des années. Mais depuis quatre ans, grâce à une volonté politique relayée par un tissu associatif dynamique, les foires de Tarascon retrouvent leur place et deviennent des évènements incontournables attirant des milliers de visiteurs.
Après la traditionnelle foire de printemps le 8 mai, marquant le départ des troupeaux pour l’estive, celle du 30 septembre, au retour des bêtes est un moment important pour les éleveurs venus de toutes les vallées réaliser des affaires...petites ou grandes.
Cette année il y avait près de 2000 moutons sur le foirail transformé pour l’occasion en vitrine de la race tarasconnaise, où les plus beaux spécimens faisait l’objet de toutes les attentions.
A l’origine il s’agit de troupeaux de race Syrienne arrivés avec les invasions orientales qui ont fondé dans nos montagnes une population primitive, métissée ensuite par diverses races de Mérinc.
Aujourd’hui, grâce à un long travail de sélection impulsé par l’UPRA (unité de promotion des races des Pyrénées centrales) ovine en relation avec les éleveurs, la tarasconnaise est valorisée et ses qualités (agilité en montagne, capacité de s’adapter au climat, qualité de sa viande et de sa laine) sont reconnues au-delà des frontières du départements puisque nous avons rencontré samedi sur la foire de Tarascon des éleveurs du Lubéron qui réimplantent la tarasconnaise dans le Sud-est de la France.
Preuve que la cette race locale est devenue un produit de qualité désormais apprécié de tous, consommateurs et éleveurs. Car quoiqu’on en dise, les affaires étaient plutôt bonnes sur le foirail samedi matin, les agneaux et les brebis se sont bien vendus et les visiteurs ont pu déguster toute la journée l’agneau de montagne label rouge tarasconnais.
Les forains, comme à leur habitude, avaient dressé leurs stands sur la montée au foirail, les artisans se tenaient place des Consuls, le marché aux chevaux et aux ânes au Mazel Vieil et les dégustations sous la halle aux pommes de terre.
Claude Builles, la mémoire vivante de la ville, à qui l’on doit en partie le renouveau de cette grande foire grâce à ces nombreux travaux de recherche aux Archives Départementales, n’avait pas hésité à mettre la main à la patte pour réaliser le fameux millas tarasconnais que Claude Bourdié, grand maître de la Confrérie des Pastous faisait cuire dans le traditionnel chaudron de cuivre, «la pairole».
Frites cuites dans de la graisse de canard, agneau grillé, millas mais également les délicieuses croustades du Couserans fabriquées et cuites sur place ou le pain de Jean-Luc Mirouze pour un menu de fête à partager en toute convivialité.
A côté de la foire traditionnelle ou du marché artisanal, les animations, notamment la conduite d’un troupeau d’oies avec un chien de berger ou le grand vide grenier du dimanche 1er octobre ont attiré des centaines de visiteurs à Tarascon dans le cadre de la grande foire d’automne.
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2006 |