Histoire de la Seconde Guerre Mondiale: focus sur l�Ariège
Le département de l’Ariège n’a pas été épargné par la tourmente qui a agité la France après la signature de l’Armistice, le 22 juin 1940.
L’Etat français de Vichy et ses dénonciations, ses exactions et ses horreurs emboîte le pas au fascisme et à l’armée d’occupation qui s’installe dès le 11 novembre 1942 dans la zone libre.
Mais la résistance s’organise en Ariège, d’abord en direction des républicains espagnols, puis dans un département occupé par des contingents allemands, en force d’opposition clandestine.
Nous avons sélectionné trois ouvrages qui traitent de cette période de l’histoire, un focus sur le département à travers les destins de résistants, prisonniers politiques et déportés qui grâce à leur engagement et leur sacrifice ont permis aux générations qui les ont suivies de vivre dans un pays libre.
Clémence et Marcel, deux ariégeois dans la guerre Par Marie & Jean Laïlle Editions Loubatières Isbn 2-86266-495-2 15€
534 lettres échangées en deux ans par Clémence et Marcel, deux ans de captivité dans les prisons de l’Etat français de Vichy. Ce trésor dormait dans les papiers de la famille Boyer, archives classées et étiquetées par un petit-fils attentionné.
La modeste ambition de Marie et Jean Laïlle, le banal article commémoratif pour rendre hommage à un militant cheminot bien oublié, devient un livre qui n’est ni roman, ni histoire, ni témoignage, ni chronique mais cela tout à la fois.
Cet ouvrage ne s’ajoute pas à tous ceux qu’ont inspirées des lettres de prison : il est inédit parce qu’il y a les réponses de l’épouse. Ni l’un ni l’autre, ni leur famille, n’étaient préparés à tant écrire entre le 15 juillet 1942 et le 30 mai 1944.
Un dicton espagnol prétend que si l’on tire sur un fil, parfois tout l’écheveau vient. C’est cet écheveau que va dévider le lecteur.
Ceux d’Aulus, 1943-1945, des Pyrénées ariégeoises à Buchenwald et aux fusées V1 et V2 de Dora Par Jean-Pierre Gaubert, préface du général Michel Roquejeoffre Editions Loubatières Isbn 2-86266-494-4 23€
En 1943, ils ont dix-neuf et vingt ans. Voulant fuir le STO et gagner l’Afrique du Nord, leur aventure s’achève en essayant de franchir les Pyrénées. La déportation les attend: Buchenwald, Nordhausen, Dora, Laura, ces noms cachent autant de rendez-vous avec une mort annoncée.
On l’appelait «Oscar» Entretiens de Bénito Pérez avec Jean-Jacques Petris Espace Repro Toulouse
Le vrai nom d’ «Oscar» est Bénito Pérez. Quand la guerre éclate, en 1939 (il a 19 ans), il travaille conne ouvrier dans un vignoble du Médoc. Comme partout ailleurs, on suit le déroulement des évènements : la débâcle, le régime de Vichy, l’occupation.
Survient un évènement qui fait basculer sa vie: Pétain déclare que tous les enfants d’immigrés nés en France seront nationalisés. C’est son cas… Aussitôt après il est convoqué pour le STO, il préfère prendre le maquis… au-delà du mythe «Oscar» s’exprime.
Crédit photos: Ed. Loubatières - Histariège (Oscar) |