Georges-Patrick Gleize lance son nouveau roman à Mazères
C’est toujours avec une régularité pendulaire que Georges-Patrick Gleize s’attelle à l’écriture d’un nouveau roman…
Depuis «Le temps en héritage» (2002), le chemin n’a pas été si long, mais toujours pavé de succès. Six romans édités chez Albin Michel, s’inscrivant dans la continuité des chroniques romanesques de la société rurale ariégeoise.
L’intrigue de son dernier roman, «Le sentier des Pastelliers» se déroule en grande partie à Mazères en 1912, juste avant la grande guerre.
C’est à la limite du Lauraguais et de l’Ariège, dans cette région qui portait au XVIe siècle le nom de «pays de Cocagne» que François Donnadieu, quadragénaire célibataire, jovial et bon vivant, rencontre fortuitement Charles Van Dyck, un riche industriel, qui comme son nom l’indique est originaire du nord.
Celui-ci a conçu le projet fou, en l’absence de colorants traditionnels soumis à embargo, de relancer dans le Sud-Ouest la culture oubliée du pastel qui fit jadis la fortune de la région. La coque, une boule de pastel broyée et séchée, utilisée pour alimenter ses usines en colorant permettant de teinter les vêtements de l’armée.
Et tandis que les collines se couvrent à nouveau des fleurs d’or du pastel, l’entreprise réveille jalousies, haines et convoitises…
C’est de l’hôtel d’Ardouin bâti en 1580 par un riche pastelier de Mazères, aujourd’hui transformé en musée, que Georges-Patrick Gleize après sa traditionnelle séance de dédicaces, a présenté son dernier opus.
«Si je suis aujourd’hui ici c’est pour lancer mon roman et pour rendre hommage à cette Basse-Ariège qui cultive une douceur nostalgique du bon vivre et du bon vieux temps, celui du Pays de Cocagne»
Après la Haute-Ariège avec «Le Chemin de Peyreblanque» ou le Pays d’Olmes avec «Un Brin d’espérance», les lecteurs découvrent à travers ses romans le département de l’Ariège dont il est devenu l’ambassadeur dans les salons littéraires aux quatre coins de l’hexagone.
«Quand on parle de l’Ariège on pense souvent montagne, il était de mon devoir de rendre hommage aux gens de la plaine…»
Ce roman s’inscrit dans la continuité, il appartient à la thématique des luttes d’espérance, chères à l’auteur, commencées avec «Le Forgeron de la liberté» «Celles des hommes de peine, d’effort et de courage qui prennent en main leur destin pour avancer, bâtir l’avenir, transcender leur vie…
«Le sentier des pastelliers» s’inscrit dans cette logique… c’est le dernier de la série. J’ai commencé une nouvelle thématique, celle des destins croisés… mais je n’en dis pas plus, c’est une autre histoire qui sera l’objet de mon prochain roman»
Louis Marette, maire de Mazères, d’ajouter: «Je vous suis gré d’avoir choisi ce lieu que nous avons commencé de restaurer il y a 15 ans déjà, c’est un monument historique classé et un des plus beaux de l’Ariège . Mais au-delà, cet hôtel pastelier est un symbole… nous sommes dans un pays de Cocagne, on parle aujourd’hui encore d’un triangle d’or Saverdun, Mazères, Pamiers…»
Le sentier des Pastelliers Georges Patrick Gleize Editions Albin Michel ISBN: 978-2-226-18224-1 16€
Photos: ©AriegeNews 2008 |