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06/04/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Pamiers: les vitraux de Notre-Dame du Camp ont retrouvé leur éclat


Il y a quelques jours à peine le grand échafaudage installé dans le cœur de l’église Notre Dame du Camp a été démonté permettant ainsi de découvrir dans toute leur splendeur retrouvée les vitraux restaurés par Pierre Rivière, maître verrier, installé à Saint-Jean de Verges.


La ville de Pamiers a bénéficié du mécénat de la Fondation Gaz De France afin de réaliser la réfection des verrières de l’église, soit six des onze grandes baies verticales datant du XIXe siècle.

Réalisées en partie par l’atelier toulousain de Louis-Victor Gesta (1824-1884) qui, s’inscrivant dans la nouvelle conception de l’art, le néogothique, a beaucoup œuvré dans le sud-ouest et en Amérique latine, ainsi que par Ernest Lamy de Nozan en 1845 à qui on doit également le renouveau du vitrail.

Les six baies ont été patiemment démontées par Pierre Rivière avant d’être restaurées en atelier.


«Nous démontons les panneaux, car bien qu’il occupe toute la dimension de la fenêtre, il est contre-venté tous les 30cm par un réseau de plomb, permettant d’être fixé au feuillant…

Le verre utilisé est très fin, entre 2 et 4mm d’épaisseur, il n’est donc pas étonnant que de forts coups de vent, des intempéries, des oiseaux, endommagent la verrière…

A l’atelier nous prenons des photos afin de documenter toutes les étapes de la restauration, ensuite nous attaquons le nettoyage.

On enlève tous les dépôts qui obscurcissent le décor peint du vitrail, puis on allège les précédentes restaurations qui ont accumulé des plombs de casse… le tout pour améliorer la lisibilité de l’œuvre dans son intégralité
»

Car comme l’indique l’artisan, un vitrail par définition, est constitué de pièces de verre assemblées avec du plomb, la plupart sont installés dans des églises car ils permettent d’éclairer le sanctuaire tout en délivrant un message aux fidèles.

La qualité du verre, les colories proches de la réalité, les détails végétaux en harmonie avec la nature, la précision des traits ou les décors géométriques… rien n’est laissé au hasard.

«Un des principes de la restauration, explique Pierre Rivière, c’est de garder l’authenticité du vitrail… cependant quand il manque un morceau trop important, il m’arrive de réaliser une pièce afin de remplacer les manques, elle est fixée aux autres avec des clous de montage en suivant le modèle (réalisé sur calque), les lignes d’intersections sont soudées à l’étain avant de mastiquer le tout…

Souvent il arrive que l’on double un vitrail très ancien par un panneau clair afin de le protéger des intempéries et de la pollution…en définitive on est très près du sujet, on vit au chœur des monuments…
»

Le vitrail est souvent un art anonyme.

Au Moyen Age aucun vitrail n’est signé, la célébrité personnelle est totalement annexe. Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que l’on voit apparaître quelques signatures, «ici nous avons la chance d’avoir deux grandes signatures de l’art du vitrail au XIXe siècle: Ernest Lamy de Nozan et Louis-Victor Gesta, tous deux maîtres verriers toulousains»

Les verrières  de Notre Dame du Camp (4,5m de haut sur 1m de large) sont de facture traditionnelle.

A gauche, Saint Louis, roi de France, et la couronne d’épines qu’il a racheté aux Vénitiens pour la placer à Paris dans la Sainte Chapelle, Saint Joseph à l’enfant Jésus avec les outils du charpentier et le symbole du lys.

A droite, la représentation du Sacré-cœur, Saint-Roch et son chien, Sainte-Lucie, la couronne de fleurs et la palme du martyre. Dans le chœur, de part et d’autre un vitrail représentant le bon pasteur et la crucifixion, et une vierge à l’enfant et l’Annonciation.

Après cette restauration de plusieurs semaines, Pierre Rivière a procédé à la repose des panneaux en relation avec l’atelier toulousain Bataillou qui est déjà intervenu sur les vitraux de la cathédrale de Pamiers.

La première tranche de restauration est donc achevée, la ville de Pamiers, propriétaire de l’église, a bénéficié d’une subvention de 15.000€ pour un coût total des travaux est estimé à 48.000€.

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   publié le: 06/04/2008
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