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Paris-Pékin à vélo: Yvon Blazy aux portes de Moscou
 En cette fin de 6ème semaine, nous nous approchons de la frontière russe que nous franchirons dimanche entre Mariupol ville ukrainienne et Tangarog, notre première étape russe.
Nous serons à nouveau sur les rivages de la mer noire et en ce dimanche de Pâques orthodoxe. Le calendrier orthodoxe a 2 semaines de décalage avec le nôtre. Pour faire bref, on peut dire que ce calendrier a des mois -lunaires- et ont donc 4 semaines.
Aurons-nous du beau temps (et le temps) de nous baigner? Pour l’instant, ce n est pas le cas car si nous avons approché deux fois la mer noire (à Odessa puis hier vendredi à Berdiansk) l’air était plutôt frais et peu propice au bain!
Entrer en Russie alors que nous avons passé le cap des 4000 km, c'est aussi décaler nos montres d’une nouvelle heure et ainsi peu à peu, quand nous serons en Chine, vous prendrez des bains de soleil quand nous, nous irons au lit!
Entrer en Russie, c’est donc pour nous, quitter l’Ukraine où nous avons traversé du côté de Nova Kakhovka le fleuve Dniepr, l’un des quatre grands fleuves européens.
De l’Ukraine, nous n’oublierons pas les grandes plaines. Il faut avoir traversé ces zones pour en imaginer l’immensité! Un seul exemple: l’étape de jeudi faisait 174 km et ce furent 174 km de lignes droites et plates sur 99 % du parcours avec un seul village effleuré!
De quoi donner envie d’envoyer le grand braquet pour vite en finir! Chance pour nous, le vent était assez favorable et notre groupe a tourne a 22 km/h.
Cela fait pas mal d’heures sur le vélo. Autant d’heures d’ailleurs le vendredi pour une étape plus courte et toujours plate mais avec du vent contraire qui a bien fait baisser la moyenne! J’ai failli même abandonner le vélo à la pause de midi.
Certes avec le groupe, un du Club Cyclo du Pays d’Olmes nous aurions mis moins de temps (moyenne à 30 ou plus sans doute) mais sans sacoches et puis nous devons faire en sorte que tout le monde suive (nous sommes 5 groupes de 21, chaque groupe est autonome mais par exemple nous, nous avons le doyen de l’expédition (76 ans) qui peine dans les bosses mais se rattrape bien dans les descentes et roule bien aussi sur le plat.
De l’Ukraine, cependant nous retiendrons la gentillesse de ses habitants et pour le plaisir des yeux et de l’objectif, nous ajouterons la beauté des filles ukrainiennes; ces jeunes filles aux longues jambes adeptes des talons aiguilles et des très mini jupes.
Cette gentillesse des habitants, nous a permis notamment lors des différents bivouacs de dormir dans des gymnases et ainsi nous n’avons pas encore une fois à utiliser les tentes. Jeudi nous avons apprécié car le vent soufflait très fort !
Jeudi également, c’est le recteur de l’université en personne qui s’est débrouillé pour nous héberger. Mercredi c’est le maire de la ville de Nova Karovka qui est venu nous accueillir ; un ancien sportif qui préfère Tigana à Zidane (…).
Dans toutes ces villes, les structures sportives sont importantes même si l’entretien laisse parfois à désirer par manque de moyens. Les autorités qui viennent toujours nous saluer, ne manquent pas de signaler leurs sportifs: quatre champions du monde à Karovka, 19 sélectionnes pour Pékin …etc. Tout cela fait partie de l’héritage soviétique.
Enfin un mot pour dire que l’expédition trouve peu à peu son rythme de croisière au bout du 1er tiers. Pas facile de faire avancer 120 personnes mais dans l’ensemble les choses se passent bien. Certes on peut toujours ergoter mais le parfait existe-t-il?
Grâce au chef d’expédition J.F. Deregnaucourt toujours énergique et à l’écoute de tous, les problèmes qui se posent sont pris en compte dans la mesure bien entendu des possibilités et sont réglés au mieux.
Quant a l’équipe des dirigeants, elle fait le maximum: préparer lors des bivouacs les repas pour 120 personnes, n’est pas chose facile, même si nous mettons la main à la pâte. Je me souviens du temps ou je partais en classe à Benaix ou ailleurs avec mes élèves et je sais que ce n est pas facile de tout gérer.
Notre plus grand souci avait trait à l’équilibre énergétique pour les avaleurs de km mais peu a peu cela s’arrange. Nous sommes 120 avec les accompagnateurs engagés dans cette aventure et c’est en se serrant les coudes les uns les autres que nous arriverons au bout !
Par email, Yvon Blazy |
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publié le: 26/04/2008 |
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