Foix: près de 1500 manifestants pour défendre la fonction publique
C’est pour un service public de qualité, contre la réforme de l’Etat et de la fonction publique que se sont mobilisés les syndicats CGT, UNSA, FCPE, Sud-Solidaire, FSU, FO, FO santé et FO finance…
Une manifestation unitaire mais structurée et toujours dans le rythme… des slogans précis: «Assez de bla-bla, du pouvoir d’achat», «Des élèves en plus, des postes en moins» et des textes ciselés: «Sarko démago, C’est toi qu’auras zéro», «Darcos, bouffon du Roi»
Sabine Lamizana (Sud) a pris la parole pour un discours unitaire sur les allées de Vilotte, dénonçant la politique de Nicolas Sarkozy visant à démanteler le service public.
«C’est un danger sans précédent depuis la création du statut de la fonction publique en 1946, l’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la fonction publique (35.000 à 40.000 emplois par an), en articulation avec la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui est tant un recul social qu’un choix politique de société (dans un sens totalement libéral) …
Les petits départements essentiellement ruraux comme l’Ariège vont subir de plein fouet et avec encore plus d’ampleur les effets de ces choix politiques et sociétaux désastreux»
D’autres mouvements sont d’ores et déjà annoncés, ainsi jeudi prochain 22 mai, c’est pour l’avenir des retraites que les syndicats appellent à manifester à Saint-Girons.
«Une journée interprofessionnelle, comme l’a indiqué Christian Gaston, délégué départemental FO, mais plus particulièrement orientée vers les retraites, les papeteries et les emplois industriels qui sont voués à disparaître inexorablement»
Une forte mobilisation dans le secteur de l’éducation où plus de 46% des professeurs des écoles étaient en grève selon le ministère (soit près d’un professeur des écoles sur deux), alors qu’au même moment Nicolas Sarkozy annonçait un projet de loi instaurant «un droit d’accueil» dans le primaire en cas de grève, projet qui devrait être déposé avant l’été.
Le dispositif de service d’accueil minimum (SMA) pour les primaires mis en place par l’Académie de Toulouse en relation avec les communes volontaires concernait jeudi, 9 communes ariégeoises sur 330 (soit deux de plus que lors de la dernière grève du 24 janvier). Labastide-de-Bousignac, Lorp-Sentaraille, Mazères, Montoulieu, Prat-Bonrepaux, Pamiers, Saverdun, Ustou, Villeneuve d'Olmes.
Le SMA résulte d’une convention passée entre l’État et les communes volontaires, pour accueillir les enfants, les jours de grève, pendant les heures habituelles d’enseignement.
Les communes qui assurent le service d’accueil minimum (avec des agents municipaux) sont remboursées à hauteur de 90 euros par groupe de 1 à 15 enfants et 90 euros supplémentaires par tranche de 15 élèves en plus. L’obligation d’accueil existe déjà dans les collèges et les lycées.
Comme nous l’a indiqué Gérald Sgobbo, maire de Villeneuve d’Olmes, il s’agit bien de «permettre aux familles les plus modestes de faire garder leurs enfants pendant la journée de grève… nous respectons le droit de grève mais aussi celui du travail»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |