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01/06/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Pour Mgr Perrier «Les ariégeois doivent rester fidèles à leurs valeurs»


Marcel Perrier, évêque de Pamiers, nommé en juin 2000 par le Pape Jean-Paul II, va cesser ses fonctions dans quelques semaines…


Agé de 75 ans il a décidé de prendre sa retraite en Savoie dont il est originaire. Homme de dialogue, d’ouverture, de consensus, son passage à l’évêché de Pamiers n’a pas été neutre.

Observateur éclairé de son époque et de la société qui l’entoure, il n’a cessé pendant ces dix-huit années en Ariège d’écrire éditos, poèmes, homélies, articles pour divers journaux, prières et méditations.

Avant de partir, l’évêque a pris le temps de choisir quelques uns de ces textes et de les éditer sous le titre «Feuilles d’automne»… une forme de testament pour les ariégeois ou plutôt un formidable message d’espérance et de solidarité.

«Le vieil arbre a beaucoup reçu de la terre, du soleil et de l’eau.

J’ai conscience d’avoir beaucoup reçu de la nature, de ma famille, de l’Eglise et de la Société, de la terre, du ciel et de Dieu.

Communiquer, c’est transmettre … 

A défaut d’un héritage, on peut toujours transmettre un regard, un sentiment, une conviction, un appel et une espérance née de l’Evangile.

Que ces feuilles circulent dans le vent de l’automne en attendant le prochain printemps
»

Il n’a cessé de dialoguer, un dialogue interreligieux mais aussi avec d’autres courants philosophiques, humanistes, associatifs, non-confessionnels… Avant de quitter le palais épiscopal, devenu aujourd’hui trop vaste pour une seul homme, il a évoqué quelques sujets d’actualité.

Pour Marcel Perrier, communiquer c’est transmettre mais communiquer c’est surtout aimer.

« L’amour devrait animer tous les moyens de communication. Il faut aussi, en tout et pour tout cela chercher la vérité. Le mensonge divise. La vérité partielle ou partiale trouble les rapports. Seule la vérité cherchée, écrite, proposée est une condition de l’harmonie ecclésiale, sociale et internationale. La bible l’affirme souvent: Amour et Vérité se rencontrent»

Tout d’abord une mise au point de l’Evêque qui après avoir lu dans la presse que l’évêché de Pamiers, du Couserans et de Mirepoix serait à son départ, rattaché à Toulouse.

«Bien que l’on soit dans une logique de regroupement des paroisses, chaque fois qu’un évêque quitte un diocèse il est remplacé. Il y aura toujours un évêque en Ariège… il sera nommé entre juin et septembre»

Marcel Perrier est originaire d’une famille nombreuse sur la commune d’Arêches-Beaufort, il devient prêtre en 1957 dans la vallée de la Tarentaise puis évêque auxiliaire pendant onze années, avant de «transhumer de la Savoie vers les Pyrénées Ariégeoises»

Son amour pour la nature préservée et la montagne reste entier: il y a quelques jours, il accompagnait Michel Sébastien et ses amis dans l’ascension du Mont Fourcat…

Evoquant l’Ariège: «ce qui m’a intéressé le plus, c’est le dialogue interreligieux, avec d’autres courants philosophiques, des rencontres organisées aux Forges de Pyrène ou à Roquefixade où les gens venaient nombreux, des moments d’échange intenses et fructueux… je ne l’avais pas connu en Savoie.

J’ai également beaucoup apprécié les marches avec Y Arrivarem…cette montée avec les jeunes handicapés vers les refuges de montagne, c’est un souvenir extraordinaire que je garderai
»

Sur le sujet de la crise des vocations et des prêtres qui doivent couvrir des dizaines de kilomètres pour servir plusieurs paroisses: «la population de l’Ariège a beaucoup baissé, en 1908, on pouvait compter 450 prêtres, plutôt jeunes pour une population de 230.000ha.

Aujourd’hui, ils ne sont plus que 45  et certains curés sont encore en activité à 96 ans… mais en même temps aujourd’hui on assiste à une modification des cadres et des animateurs dans l’Eglise: nous avons 12 diacres célibataires ou mariés, des laïques engagés en catéchèse et dans les aumôneries d’hôpitaux…dans vingt ans, il n’y aura peut-être plus que 15 ou 20 prêtres
»

Souvent les positions tranchées du Pape Benoît XIV face aux grands problèmes de société comme le Sida, l’avortement, pourraient inciter les chrétiens à se détourner de l’Eglise…

A cette remarque Mgr Perrier précise: «l’Eglise n’est pas un bloc monolithique, il y a une pensée officielle et divers courants. Si l’on ne pense pas comme le Vatican, on n’est pas pour autant taxé de schismatique, on n’est plus brûlé sur la place publique…

Certes il y a une affirmation de principe : la fidélité, la durée dans les couples, le respect de la vie en considérant l’embryon comme étant un être humain. Il y a ces affirmations de principe et à côté de cela le respect des personnes…

L’Eglise est mal comprise quand elle parle d’avortement et de contraception. Or on devrait faire une différence entre la contraception qui de la responsabilité des couples et l’avortement mais ce n’est pas pour autant qu’on culpabilise les parents. On n’est pas contre tout et pas de la même manière
»

Aujourd’hui l’Eglise se retrouve souvent à la tête d’un patrimoine immobilier qui ne correspond plus à son train de vie et qui lui coûte de véritables fortunes en entretien, assurances et impôts locaux.

Depuis un an déjà, des rumeurs, parfois saugrenues, circulent à Pamiers sur la vente du Carmel, de l’évêché qui occupent le plateau du Castella …

«Concernant l’évêché, explique Mgr Perrier, beaucoup ne comprennent pas… certains pensent qu’il nous a été donné et que nous n’avons pas le droit de le vendre…nous avons des actes notariés qui prouvent qu’il a été acheté…on peut donc le revendre.

Pourquoi cette idée de le revendre?

A l’époque, il fallait de l’espace, l’évêque avait du personnel, des écuries… aujourd’hui je vis seul : le rez-de-chaussée est occupé par le secours catholique, le premier étage par les bureaux et les archives puis il y a quelques chambres pour accueillir les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.

Nous avons certes le plus beau parc de la ville, à plusieurs niveaux, il domine le plateau du Castella (c’est moi qui passe la tondeuse et ramasse le bois mort)… mais comment peut-on garder pour un non-usage ou pour un usage insuffisant cette propriété, j’ai l’habitude de dire: le parc vous coûte plus cher que votre évêque…

Je n’ose pas penser au jour où il faudra refaire l’électricité ou le toit du bâtiment. Nous avons restauré la Maison des œuvres et le Presbytère, nous avons là deux bâtiments neufs…on ne peut pas en restaurer un troisième
»

Enfin, le message que souhaite laisser Mgr Perrier aux ariégeois est certes empreint d’espérance et de solidarité mais pas seulement: «C’est fondamental de se retrouver dans ces deux valeurs : espérance en Dieu, dans les forces de la vie… (j’ai personnellement rencontré Martin Grey qui a écrit les Forces de la Vie)

Quant à la solidarité, elle est devenue obligatoire, si on ne la vit pas, elle nous sera imposée violemment …
Je voudrais donner aux ariégeois un message pour vivre des valeurs qu’ils ont toujours vécu.

Quand je vois avec quel courage ils ont réalisé les murets pour s’assurer un peu de terre cultivable, les mines en altitude, les barrages en montagne, organisé l’industrie, sauvé l’agriculture, se sont défendus contre les ours, développé un tourisme à visage humain…

Les ariégeois, en terre pas très commode, ont toujours su régler leurs problèmes, il faut y croire, avoir des convictions et être solidaire: l’important c’est qu’ils restent fidèles à eux-mêmes. J’ai souvent dit pendant les périodes difficiles: on peut tout se dire mais pas sur n’importe quel ton.

L’Ariège a les moyens de se développer, il y a une variété de populations qui ressemble à la variété géographique, c’est un atout, une chance
»

Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 01/06/2008
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