|
|
 |
 |
|
|
Tarascon-sur-Ariège: la CGT rentre dans le débat de l�E9
Et l’on reparle de l’itinéraire E9 reliant Amsterdam à Barcelone via l’Ariège…
Avec la réalisation d’un tronçon autoroutier sur l’itinéraire européen Amsterdam-Barcelone (itinéraire E9) qui sépare l’Ariège de Barcelone, soit 70 kilomètres (18km en Espagne et 52km en France), le département de l’Ariège devient à terme un point stratégique dans les liaisons routières européennes et plus particulièrement dans les échanges avec la Catalogne.
Augustin Borepaux, président du Conseil Général et Paul-Louis Maurat, président de la CCI de l’Ariège viennent d’engager une étude pour pointer les retombées économiques de ce projet sur le territoire, tout en mettant en évidence l’intégration dans ce projet des exigences du Grenelle de l’Environnement. (voir notre article: http://www.ariegenews.com/news/news-5470.html).
Vendredi dernier, Christophe Couderc, secrétaire de l’union départementale de la CGT de l’Ariège a tenu une conférence de presse suivie d’une distribution de tracts sur la RN20.
Bien déterminé à s’inviter au débat, le syndicat s’est présenté comme «le défenseur des intérêts collectifs et individuel des ariégeois, c’est dans un esprit constructif que nous souhaitons apporter notre contribution et la CGT propose que ce dossier soit posé sur la place publique»
Reconnaissant que l’itinéraire E9 est important pour le développement économique de l’Ariège et au-delà de la région Midi-Pyrénées, Christophe Couderc s’est dit «favorable à ces travaux d’amélioration… mais une question demeure : qui va les financer ? Les élus de l’Ariège dénoncent le désengagement de l’Etat et rejoignent en cela la CGT.
Mais pour nous , la privatisation du réseau routier national proposé entre autres, par le Conseil Général et la CCI, semble être une solution de facilité et un danger pour la continuité et la pérennité de la gratuité du service public de la route.
L’option de faire appel à un groupe privé «Vinci» et à sa filière autoroutière ASF, sera préjudiciable aux usagers et bien sûr, favorable aux actionnaires. D’après nous, les élus locaux cherchent des solutions trompe l’œil pour satisfaire les populations, mais pour la CGT celles-ci ont la faiblesse d’aller complètement dans le ses souhaité par l’Etat Sarkozy»
Pour Christophe Couderc, le péage de la portion voie rapide induirait également un basculement des véhicules des usagers sur l’axe «ex RN20» dont les aménagements à l’intérieur des agglomérations sont incompatibles avec la fluidité d’une circulation importante, surtout en présence de poids lourds»
Pour la CGT, «les ariégeois feront les frais de la politique de l’Etat et seront doublement pénalisés. Tout d’abord en payant des péages au groupe Vinci et à sa filière autoroutière ASF, ensuite en contribuant par le biais de leurs impôts à l’entretien de l’ancienne RN20 que le Conseil Général propose de récupérer»
«Paradoxalement le Conseil Général prend le relais de l’Etat…nous condamnons le manque de communication des services de l’Etat sur ce sujet (alors que celui-ci à procédé à un certain nombre d’acquisitions foncières)… Il est évident que cet aménagement doit intégrer le lien avec la ligne de chemin de fer internationale Toulouse/ La Tour de Carol…
La CGT demande aux pouvoirs publics l’ouverture d’un débat public, à l’exemple de celui du grand contournement de Toulouse. Enfin nous demandons à être reçus par le préfet de Région, le président du Conseil Général, le président du Conseil Régional et sollicitons les différents maires de l’Ariège pour les amener à faire délibérer leurs différents conseils municipaux, dans le sens des propositions que nous avons émises»
Photos: ©AriegeNews 2008 |
 |
 |
publié le: 28/07/2008 |
 |
 |
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news/news-5731.html |
 |
|
|
 |
|
|