Ax les Thermes: la chapelle des Pénitents Bleus s�ouvre au public
 Non loin de la mairie, place Roussel, un édifice religieux moins connu que l’église paroissiale d’Ax les Thermes dédiée à Saint Vincent, réserve d’agréables surprises.
Ce bâtiment à nef unique dont le parement des murs extérieurs est réalisé en galets, est doté d’un clocher tour surmonté d’un clocheton fixé sur un toit d’ardoise.
Il aurait été bâti sur l’emplacement d’une chapelle romane, à partir d’une souscription publique lancée en 1607 pour les Pénitents Bleus, une confrérie religieuse qui dans le grand mouvement qui suivit la Contre-réforme, stimulait la foi des fidèles, les engageant à une vie plus morale et à pratiquer la charité.
Les membres de cette confrérie, des laïcs, étaient vêtus d’une robe et leurs têtes couvertes d’une cagoule. Cette tenue avait pour but de mettre tous les frères sur un pied d’égalité.
Ils vivaient selon des règles très strictes. Leur arrivée à Ax date de 1607 et en 1824 ils étaient encore 84 Pénitents Bleus à prier pour le salut de la cité aux quatre-vingt sources.
Leur chapelle est dédiée à Saint Jérôme, un des quatre grands Docteurs de l’Eglise latine, qui s’est retiré pendant plusieurs années dans le désert de Syrie pour vivre en anachorète et faire pénitence.
A l’intérieur de ce bâtiment dépouillé terminé en 1640, un plafond de bois peint, des lambris, un maître-autel et son retable en bois doré de style baroque Pyrénéen.
Il est composé de six pilastres de stuc peints en faux marbre, deux trophées en bois dorés et deux statues représentant Saint-Jérôme et Marie-Madeleine posées dans des niches surmontées d’angelots. Elles encadrent le tableau d’autel, un Christ en croix classé Monument Historique en 1929, au même titre que l’ensemble du maître-autel.
Ce tableau est attribué à un peintre d’histoire et portraitiste toulousain, Constantin Prévost (1796-1865). P résent au Salon de 1824 à 1845, il fût professeur de dessin à l’Ecole des Beaux Arts de Toulouse et conservateur au Musée des Augustins.
D’après les documents d’archives, ce tableau est un achat par commande à l’artiste en 1839 pour une somme de 1500 francs. Il n’aurait été achevé qu’en 1841.
Aujourd’hui la chapelle Saint Jérôme accueille des manifestations culturelles et prête ses cimaises aux expositions temporelles.
Il y a une vingtaine d’années, la municipalité a réalisé des travaux de consolidation (joints des pierres de façade, révision de la toiture et plus partiellement l’électricité) mais la nouvelle municipalité a prévu de procéder à quelques aménagements pour redonner un peu de lustre à cette chapelle encore trop méconnue.
Expositions temporaires: Du 18 au 24 août, D. Taille Du 25 au 31 août, M. Marrot Entrée libre
Photos: ©AriegeNews 2008 |