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Auzat: Cinespaña 2008, hommage à José Luis Alcaine
Un Hommage... Cette année, gros plan sur la carrière du directeur de la photographie José Luis Alcaine avec une sélection de 10 longs métrages et un documentaire qui retracent son parcours.
La compétition officielle... -9 longs métrages de fictions inédites en France, en présence, selon le cas, des acteurs, réalisateurs ou producteurs. -11 courts métrages, l’occasion de découvrir les nouveaux talents du cinéma espagnol. -9 documentaires: pour la première année, une sélection de 9 longs métrages documentaires sera en compétition pour le prix du meilleur documentaire doté par la revue Raíces.
Vendredi 3 octobre à 20h30, diffusion du film «La luz prodigiosa» de Miguel Hermoso avec une présentation de Manuel Rodriguez
Un scénario fiction autour de Federico Garcia Lorca: Août 1936. Un jeune berger recueille un homme fusillé laissé pour mort. Le pauvre homme est depuis resté dans un état semi végétatif. En 1982, le même homme rencontre à nouveau dans les rues de Grenade celui qu’il avait recueilli et qui s’est converti en mendiant.
Intrigué par son passé, il décide de découvrir l’identité de celui-ci et finit par conclure qu’il pourrait être le poète Federico Garcia Lorca disparu en 1936 dans des conditions mystérieuses.
Présenté à la Mostra de Venise ou au festival de San Sebastian dans la section «Horizontes latinos» dédiée aux films espagnols et d’Amérique du Sud récents, La Luz prodigiosa offre à Nino Manfredi l’occasion de composer un personnage de mendiant mystérieux inoubliable.
Très littéraire par son sujet, sa réalisation l’est aussi à un certain degré, car comme le récit adapté d’un roman sur l’identité présumée d’un des grands artistes espagnols du XXème siècle, le film met en scène parfois lourdement à travers un montage haché (très à la mode) des visions impressionnistes de l’amitié naissante entre Joaquin et Galapago, interprété par deux comédiens de renom: l’espagnol Alfredo Landa et l’italien Nino Manfredi.
Le traitement de l’image est pour le moins travaillé. En effet Miguel Hermoso pour mettre en scène les flash-back insérés dans l’intrigue, utilise une lumière passée, chaude, tandis que le présent est plus gris.
En plus des deux personnages principaux, le personnage du spécialiste de Lorca permet de transmettre au spectateur le message du film sur le passé qu’il n’est pas toujours bon de remuer mais qu’il ne faut pas oublier. Cette remarque pourrait sembler simpliste si elle n’était pas véhiculée par ce personnage d’artiste homosexuel, qui vit reclus dans la drogue et l’alcool.
Le film traite aussi en filigrane de l’amitié ambiguë entre deux hommes dans les années 1980 et de l’homosexualité sévèrement punie dans les années 1930 par Franco. Parmi tous ces personnages masculins, celui d’Adela, se singularise par son énergie à toute épreuve et par son apparent appât du gain.
Deux petits bémols cependant. L’interprétation d’Alfredo Landa qui, par ses mimiques, tire parfois malgré lui le personnage de Joaquin vers une dimension mélodramatique (et qui n’est pas le sujet du film) et l’addition souvent répétée de la musique à caractère dramatique d’Ennio Morricone prêtent à sourire.
Mais pour les amateurs de l’histoire espagnole et de la poésie, et les admirateurs de Nino Manfredi, ce film espagnol au titre incitatif, est vivement conseillé.
Source: Le Barri - maison des Patrimoines |
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publié le: 24/09/2008 |
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