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13/10/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(1)
Polémique: avis de tempête sur le lac de Saint Ybars


L'aménagement du petit lac de Saint-Ybars, commune de 560 habitants aux confins de l’Ariège et de la Haute Garonne, qui constituait le projet phare de la municipalité, est en passe de devenir son pire cauchemar.

Par arrêté en date du 15 septembre, notifié à la commune par lettre recommandée, le 30 du même mois, « Monsieur le Maire est mis en demeure de vidanger son plan d'eau… dans un délai maximum de dix jours après la notification du présent arrêté», soit au plus tard le 10 octobre.

L'article 3 du même décret précise en outre «qu'à défaut d'exécution, une vidange d'office par ouverture de la vanne de vidange (ou autre procédé), sera exécutée au frais de la collectivité»

Sachant que la périphrase «ou autre procédé» sous entend «destruction de l'ouvrage», méthode envisagée un temps par la DDEA, on comprend l'émoi de l’équipe municipale élue en mars 2008.

En fait, tout commence en Mai 2007, suite aux inondations importantes dont eu à souffrir la vallée de la Lèze
(Voir le communiqué de la Préfecture de l'Ariège du 06/08/2008)

Afin de prévenir de futures éventuelles catastrophes du même type, le SMIVAL – Syndicat Mixte Interdépartemental pour l'Aménagement de la Lèze et de ses affluents - demande alors à la société AGERIN de faire une étude sur les points sensibles de la Lèze et de ses berges.

Le lac de Saint Ybars, et plus particulièrement la digue qui sépare cette importante masse d’eau d’environ 6 hectares, de la Lèze, est alors classé en «point sensible»

La population est informée de ce problème à l'occasion d'une réunion tenue le 27 mai dans les locaux de la mairie.

«Lors de cette réunion, nous confie Michel Bergeron, maire adjoint de Saint Ybars, M. Mercier, de la Société AGERIN, commanditaire du rapport, a fait un exposé mettant en avant l'état catastrophique de la digue du lac, allant même jusqu'à parler d'un risque de  tsunami en cas de rupture»

Bien que le rapport écrit apparaisse moins alarmiste que sa version orale, les élus se mobilisent et, de rapports d'experts en devis d'entreprises spécialisées, arrivent à la conclusion que des  travaux de confortement des trois points sensibles identifiés pourraient suffire à la pérennisation de l'ouvrage.

Il ne serait dès lors plus indispensable de procéder à la vidange du lac.
En outre, la facture ne serait plus alors que de l'ordre de 300.000 euros, bien loin des trois millions d'euros préconisés par le bureau d'études.

Ce n'est pas l'avis de la DDEA  qui estime, par la voix de Marc Vetter, « qu' il existe un danger de rupture de la digue qui sépare la retenue de la Lèze… [l'eau présente dans la digue] laisse craindre un risque de rupture à n'importe quel moment. Il s'agit d'un risque imminent… C’est pour cela que nous avons demandé à la commune de vidanger, pour limiter les risques»

En fait, le problème est double:

• D’une part il existe, depuis la création de la fameuse digue, une «fuite» d’eau qui vide le lac vers la rivière. Cet écoulement, avec les ravages conjugués du temps, des ragondins  et autres animaux du même gabarit, s’est sensiblement accentuée avec le temps.

• D’autre part, les débordements de plus en plus importants et fréquents de la Lèze creusent la digue coté rivière et la fragilisent années après années, crues après crues.

S’il est exact que les crues de la Lèze gagnent en importance et accentuent le phénomène de ravinement, la question de la fuite n’est pas nouvelle.

«On sait depuis son édification que cet ouvrage n’est pas étanche, s’énerve Jacques Gay, premier adjoint de l’ancienne municipalité, battu avec sa liste en mars dernier, et le maire actuel est bien placé pour le savoir aussi, qui était déjà élu en 1988 lors de l’inauguration du lac!

Nous (
l’ancienne municipalité NDLR) avions prévu dans notre programme la réfection de cette digue qui impliquait la vidange du lac. On ne nous a pas écoutés et nous avons été battus. Mais au moins, que les élus actuels ne fassent pas semblant de découvrir le problème !»

Il est vrai que de nombreux points du rapport accusateur sont contestés par la municipalité et un certain nombre d’éparchois. (NDLR: habitants de Saint Ybars)

Ainsi, certains estiment que l'eau détectée dans la digue ne viendrait pas du lac lui-même mais de la résurgence d'une source déjà existante lors de l'édification de la digue laquelle, en tout état de cause, garde une largeur de plus de six mètres en ses points les plus étroits.

En outre, la profondeur de ce lac de six hectares, n'excède jamais 2,30 mètres pour une hauteur d'eau moyenne de 1,50 m, «volume insuffisant pour provoquer un tsunami»

De plus, expliquent les élus, la DDEA, maître d’œuvre de la digue en 1986, expliquait à l’époque qu’ «afin de ne pas aggraver les risques de crues, les côtes des crêtes d’endiguement du lac ont été arrêtés à un niveau inférieur à celui des endiguements existants en bordure de la Lèze.

Afin de limiter les risques de cisaillement des terres en bordure de la Lèze, les axes des endiguements ont été volontairement éloignés des bords des berges d'au moins 20 mètres
»

«Enfin, insiste Michel Bergeron, lors de la dernière grosse crue, en 2000, jamais les eaux du lac ne se sont mélangées avec celles de la rivière voisine»

Où en est-on aujourd'hui?

Suite au référé déposé par Francis Boy, maire de Saint Ybars, la décision de vidange du lac est reportée de quelques jours, mais l'épée de Damoclès est toujours suspendu au dessus de cet ouvrage construit il y a juste vingt ans.

Et puis, la mairie dispose d'un ultime argument pour ne pas déférer à l'ordre de vidange. Le lac est rempli de poissons et d'écrevisses et il est matériellement impossible, comme l'a confirmé l'ONEMA – Office National de l'Eau et du Milieu Aquatique -, ainsi que les associations de pécheurs, d'effectuer le sauvetage de cette faune abondante, puis de vider le lac, dans le délai de dix jours imparti par l'arrêté préfectoral.

Tous ces arguments font que les élus éparchois restent, dans un premier temps, optimistes quant à la suspension, voire à l'abrogation de l'arrêté, mais «le problème n'est pas réglé pour autant»

«En attendant, les défenseurs du site touristique  de Saint Ybars sont invités à une journée de manifestation et de soutien ce dimanche 19 octobre sur les berges du lac»
actualites Ariege   auteur: René Sicre  |  publié le: 13/10/2008
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