La démission de la commission départementale de la Présence Postale est sur le bureau du Préfet de l�Ariège
Le 22 octobre 2008 à 11h45, Raymond Coumes, entouré de Jean-Christophe Bonrepaux et de Josée Souque, avait convié la presse à l’IUFM au bureau des maires, pour un point d’informations concernant les problèmes au niveau du secteur rural avec l’enseigne La Poste.
Après avoir réitéré les principales difficultés rencontrées par les usagers de La Poste, telles que les changements de bureaux en agences postales communales, la diminution des horaires dans certains bureaux, la diminution des tournées, les problèmes du courrier qui arrive en retard, il rappelait les différentes interventions survenues au cours de la réunion du 17 octobre 2008 avec le sénateur Jean-Pierre Bel.
A ce propos il indiquait: «depuis la dernière commission départementale de la Présence Postale le 20 juin 2008, on ne s’est plus rencontré avec les services administratifs et la direction de la Poste […]
Les élus locaux sont très remontés par rapport à la situation actuelle et par rapport à la pression qu’ils subissent. Par rapport à cela, j’ai proposé à mes collègues, en tant que président depuis quelques mois de cette commission, une démission collective.
Aujourd’hui, nous sommes très en colère, de la situation telle qu’elle se présente. Nous avons le devoir de soutenir les élus locaux, qui représentent les populations»
Depuis le 20 octobre 2008, la commission départementale de la Présence Postale, (conseillers régionaux, conseillers généraux, et maires), a envoyé sa démission au Préfet de l’Ariège.
Au cours de ce point presse, Jean-Christophe Bonrepaux expliquait: «nous ne rompons pas le dialogue avec La Poste, nous faisons un constat d’échec. Nous constatons que cette commission de Présence Postale ne sert à rien sinon à ce que les élus écoutent poliment la propagande sur la politique publicitaire de la Poste […]
Aujourd’hui, c’est un discours unilatéral, et c’est une tentative de propagande de la part de la Poste […] Quand on parle de la Poste, on sait bien où on veut nous emmener: ouverture du capital, et derrière […] privatisation. C’est contre tout cela, que nous devons nous élever […]
Le gouvernement a une responsabilité dans cette affaire»
De son côté, Josée Souque intervenait également: «ce n’est pas que le milieu rural qui est touché, c’est aussi dans le milieu urbain, dans les quartiers où pour la Poste ce n’est pas rentable.
Aujourd’hui, le gouvernement est engagé dans un regroupement de tout cela pour faire une ouverture au capital qui est prévue en 2011 […]
Aujourd’hui, avec la crise financière actuelle, je ne sais pas si on peut faire trop confiance au capital privé, notamment pour assurer les missions de service public»
Raymond Coumes concluait: «il y a deux services publics qui, dans le milieu rural, sont particulièrement sensibles. Il s’agit de la Poste et de l’école […] Là, nous ne transigerons pas! Nous nous battrons jusqu’à la fin pour sauver ces services qui sont la vie au niveau des communes rurales»
Revenant aux problèmes de la Poste, il précisait: «des regroupements postaux sont prévus. C’est le cas notamment entre Lavelanet, Bélesta, et Querigut, puis entre Varilhes et La Tour du Crieu, entre Ax-les-Thermes et les Cabannes, entre Le Mas d’Azil, La Bastide de Sérou et Daumazan»
Le 23 octobre à 18h, les représentants du collectif et les organisations syndicales se rencontreront, pour adopter une conduite à tenir dans les prochaines semaines.
 Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |