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Des produits locaux dans les cantines ariégeoises en 2011
09/12/2010 | 20:49
© MidiNews 2010
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agriculture Des producteurs aux cantines, en passant par une nouvelle plateforme d'approvisionnement

Au parc de la préhistoire à Tarascon-sur-Ariège, une intense journée de réflexion sur les chaines de distribution des produits locaux a eu lieu ce jeudi.

Une manifestation organisée dans le cadre du projet «AgriProxi», un projet de coopération transfrontalière Espagne-France-Andorre financé par l’Europe.

Des intervenants d’Auvergne ou de Perpignan sont venus parler de leurs expériences.

L’occasion de revenir sur les projets en cours en Ariège: notamment de création d’une plateforme d’approvisionnement en produits locaux pour la restauration collective.

La plateforme fera le lien entre les fournisseurs (qu’ils soient agriculteurs ou artisans, charcutiers par exemple), et les cuisiniers dans les cantines.

Selon les dernières nouvelles, elle devrait être en ordre de bataille au cours du premier semestre 2011.

Que ce soit dans les cantines des écoles, des maisons de retraites ou des hôpitaux, les produits locaux devraient donc peu à peu finir par s’imposer dans les assiettes.

Certes les initiatives existent déjà (épisodiquement dans les lycées et les collèges, ou encore dans les écoles de Pamiers, Labastide de Sérou, ou Saverdun).

Mais ce système devrait permettre de «faire prendre la sauce» et de faire monter en puissance ce mode de fonctionnement, qui se heurtait jusqu’alors à un certains nombres de difficultés logistiques.

Benoit Dinnat est chargé pour la chambre d’agriculture du montage de la plateforme.

La structure prendra la forme d’une «Société Coopérative d’Intérêt Collectif» (SCIC).

«On a calculé qu’il y a un potentiel de 3 millions de repas pris sur l’année» note Benoit Dinnat quand «aujourd’hui, on plafonne à 85 000 repas pris à base de produits locaux sur le département.

Donc on voit bien qu’il y a une marge de manœuvre énorme
»

L’hôpital de Saint-Girons par exemple ne peut pas, sans cet outil, travailler en achetant du local, «si on ne lui met pas à disposition un dispositif de commandes, une livraison derrière, une facturation, il ne le fera que de façon épisodique»

Idem côté agriculteurs, qui doivent avoir les moyens de prévoir les productions plusieurs mois à l’avance pour approvisionner les restaurateurs.

Fournir des tonnes de légumes ou de viande, ça ne s’improvise pas!

A noter que la fonction logistique sera assurée par l’entreprise Setak (pour réceptionner les produits, les regrouper, et les redistribuer vers les cuisines).

La société (implantée à Pamiers) dispose notamment de la flotte de véhicules nécessaire pour sillonner le département.

En ce moment, la chambre d’agriculture travaille aussi sur un cahier des charges qui prendrait en compte des critères de qualité des produits distribués.

Même si «on ne va pas vouloir que du biologique ou que du conventionnel, ajoute Benoit Dinnat, on ouvre ce projet à l’ensemble du monde agricole»

Ce nouvel outil semble donc en bon chemin.

Lundi prochain, une réunion aura lieu pour présenter les statuts de la nouvelle coopérative, et pour mettre tout le monde d’accord.

Reste ensuite à se mettre d’accord sur le cahier des charges, les commandes, les quantités, puis à se lancer!

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 09/12/2010 | 20:49 | Lu: 13639 fois