E9: les travaux pour réaliser la déviation d'Ax-les-Thermes vont-ils bientôt reprendre?
© midinews 2013Augustin Bonrepaux ne s’en cache pas. Depuis des mois, il saisit chaque occasion pour mettre sur le devant de la scène l’aménagement de l’E9 et surtout le chantier de la déviation d’Ax-les-Thermes.
Depuis l’élection de François Hollande, le président du Conseil général veut faire bouger les lignes pour enfin venir à bout de ces travaux laissés en suspens depuis de nombreuses années.
Lettre au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, rencontre avec le ministre des Transports Frédéric Cuvillier, lancement d’une étude de faisabilité de mise en concession de l’E9... Augustin Bonrepaux ne se laisse pas abattre. «Ne vous inquiétez pas, je me ferai entendre» assurait-il lors d’une conférence de presse.
Lundi 29 avril, c’est sourire aux lèvres qu’il annonçait devant notre caméra que le chantier devrait reprendre incessamment sous peu.
«Nous avons toujours ce problème de la nationale 20 avec l’aménagement de l’E9. Je crois effectivement d’après ce que j’ai lu qu’il est en voie de règlement. D’ici 15 jours/3 semaines, la décision pourrait être prise de terminer la déviation d’Ax-les-Thermes. C’est quand même une bonne nouvelle» s’enorgueillait-il.
Retour sur l’historique de cette déviation qui fêtera son 10e anniversaire de projet l’an prochain.
Un projet au long cours et des interrogations pour les déviations de Sinsat, Mérens et Tarascon
Lancée en 2004 par l’Etat, propriétaire et gestionnaire de la route nationale, la déviation d'Ax-les-Thermes est ce que l’on peut appeler un chantier au long cours... presque 10 ans plus tard, le chantier s'apprêterait semble-t-il à redémarrer.
En chiffres: il s'agit d'un investissement de 40 millions d'euros sur un peu plus de 5 kilomètres.
Roche plus dure que prévu, passage de l'Ariège problématique, les années ont amené leur lot de mauvaises surprises. Jusqu’à celles qui obligeront à son arrêt: des soucis de financement.
Pour trouver une solution, l'Etat a décidé de se tourner vers les collectivités territoriales en l’occurrence la région Midi-Pyrénées et le Conseil général de l’Ariège.
Le deal en 2010 pour poursuivre et achever les travaux: que les deux assemblées acceptent de verser 6 millions d'euros chacune, pour que l’Etat débloque pour sa part 13 millions d'euros. Refus ferme, catégorique et politique du Conseil général (le gouvernement en place est UMP) qui fait valoir à juste titre qu’une route nationale n’est pas de sa compétence.
Augustin Bonrepaux a aussi mis en avant que l'Etat devait déjà de l'argent au titre de la non compensation des allocations payées par le Département au titre des compétences transférées et, théoriquement, compensées à l'euro près.
Une décision dont les usagers, eux, n’ont peut-être pas cerné tous les enjeux. C’est plutôt la colère qui a prédominé devant ce spectacle de chantier laissé du jour au lendemain à l’abandon. Sur le panneau de présentation de chantier, un «plaisantin» a même tagué «chantier en panne comme l’Etat», une inscription qui figure toujours sur le panneau.
Depuis 2012, et le passage à gauche du gouvernement, le Conseil général de l’Ariège a choisi d'ouvrir une porte en proposant l'accord suivant: si l'Etat s'engage à lancer les projets de déviation de Sinsat, Mérens et Tarascon, l’instance départementale acceptera de participer au financement à hauteur de 6 millions d'euros.
«Le principe: la vallée de l'Ariège ne disposera jamais en son lit d'une voie rapide, il est donc nécessaire de travailler au désengorgement des communes victimes d'embouteillages à répétition, d'améliorer ainsi la fluidité du trafic, la qualité de vie des populations locales et de diminuer également les risques d'accidents fréquents dans ces traversées de communes» avance-t-on du côté du service communication du Conseil général.
Pour un aménagement global de la partie française de l’E9 (axe reliant l’Ariège à Barcelone), le préfet a indiqué aux syndicalistes de la CGT 09 récemment que ce projet aurait un coût compris entre 700 millions et 1 milliard d’euros.
L’étude de faisabilité de mise en concession lancé à la demande du Conseil général n’est pas forcément vue d’un bon œil si elle devait aboutir à un aménagement autoroutier payant pour les Ariégeois. Là encore, le dossier suit son (long) cours...
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