L'entreprise ariégeoise Catharhome lance une brique en bois révolutionnaire
«Brikawood», tel est le nom de cette brique en bois qui se monte tel un Lego sans clou, ni vis, ni colle.
Elle vient d’être primée au salon Midinnov de Toulouse et reconnue comme l’une des trois inventions les plus innovantes de l’année 2013.
Un produit révolutionnaire
Mis au point à Besset dans l’Ariège après trois ans de recherches par Alain Roméra, ingénieur de formation, c’est désormais l’entreprise Catharhome qu’il vient de monter avec sa compagne Patricia qui est chargée de développer ce concept et de financer la première unité de production.
C’est en partenariat avec le cabinet d’architectes Munoz et fil de Verniolle qu’ils travailleront à l’agencement et à l’implantation des futurs bâtiments.
«Ce sont des murs modulables, un matériel adapté à toutes les problématiques, celles des entreprises ou des auto-entrepreneurs car nous avons déposé un brevet pour toutes les dimensions que ce soit pour la construction d’une habitation, d’un local commercial ou d’un abri jardin, nous sommes capables de nous adapter au marché et à la demande du client»
D’ores et déjà, Alain forme à ce nouveau matériau un jeune issu de la filière bois, passionné par ce produit révolutionnaire qui devrait à terme créer des emplois puisque le premier atelier devrait générer 26 emplois et autant d’emplois pour chaque atelier implanté en franchise dans l’hexagone.
20% moins cher qu’une maison ossature bois traditionnelle
«C’est en montant des maisons ossature bois que j’ai eu l’idée de faire évoluer les produits issus du développement durable» explique Alain, pour qui l’invention de cette brique bois aboutie se résume à quatre éléments taillés en queue d’aronde qui une fois imbriqués permettent de monter une paroi ou un mur.
«Il faut tout de même faire intervenir un maçon pour la dalle et un charpentier pour la toiture, mais en 15 jours la maison est terminée… les auto-constructeurs peuvent se faire plaisir» ajoute Alain qui pour l’instant n’a développé Brikawood qu’avec les essences locales de mélèze et de sapin Douglas, plus solides et faciles à usiner.
«Nous avons la capacité de produire avec un tel procédé une maison 20% moins chère que les maisons bois traditionnelles et nous avons compté 3000 euros d’économies de clous et de vis sur nos produits»
Des murs de 8 cm d’épaisseur au niveau du parvis, des matériaux nobles, répondant à la norme RT 2012, des bâtiments économes en chauffage (hiver comme été il fait 17°) et une chaîne propre du début à la fin: «pas besoin d’installer une grue, c’est un jeu d’enfant de monter ce mono-produit, et les résidus seront utilisés pour chauffer l’atelier»
Le choix de cet assemblage présente des facilités d’usinage et se trouve auto-serrant lorsqu’une pression est exercée sur l’assemblage: «c’est un produit antisismique et les espaces vides permettent de passer les gaines techniques et de l’isolation (laine soufflée)» poursuit le créateur qui a déjà approché certaines grandes enseignes de distribution favorables au référencement de ce matériel innovant.
Une activité pourvoyeuse d’emplois… à condition que les banques jouent le jeu
L’unité de production devrait voir le jour à Saverdun, un carrefour stratégique non loin de la voie rapide et de la métropole toulousaine. «La distribution sera nationale et aura vocation à devenir européenne, voire internationale» précise Patricia Dutreux, gérante de la société.
Cette ancienne juriste vient du milieu du droit des affaires, et s’occupe du volet administratif. «Nous venons de présenter un dossier pour le concours organisé par le mécénat Besnard de Quelen… l’objectif c’est de pouvoir décrocher un prix qui nous permettrait de financer notre unité de production car aujourd’hui même si tous s’accordent pour saluer notre invention, les banques traînent des pieds»
Un produit novateur, labellisé, en plein dans le créneau du développement durable mais qui a du mal à démarrer: «nous avons déjà investi plus de 300 000euros mais c’est vraiment le parcours du combattant» indique Alain qui recherche activement un partenaire investisseur afin de décrocher les 30% d’apport nécessaires, demandés par les banques.
Aujourd’hui l’entreprise Catharhome a adressé un dossier à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif. Il les a renvoyés auprès de la banque publique d’investissement, organisme dédié. A ce jour pas de réponse en vue.
Catharhome
Hameau de Paychels 09500 Besset
Contact commercial 06 26 35 88 67
Bureau 05 67 44 35 37
Site internet: www.catharhome.fr
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