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Mirepoix: le plasticien de l'image Marc Gaillet expose à la gallerie de la Porte d'Amont

Marc Gaillet, photographe plasticien, expose à la galerie La Porte d’Amont dirigée par Monique Abellanet le Minez, jusqu’au 21 juillet.

Les photos exposées sont déclinées par série, elles émanent d’une inspiration ou d’une coopération artistique. Pour la série «Portraits» par exemple, Marc Gaillet croise au gré du hasard le sculpteur VanBinh.

Après la création d’une œuvre collective (autour de la fusion entre l’acier, l’organique et le visage de l’homme. Cette création «Origines» sera primée en 2011 lors du 55e Salon International des Arts Plastiques de Béziers), il réalise le portrait de l’artiste composé d’une conjonction entre l’immédiateté de la photographie et la matière initiale du sculpteur : l’aluminium.

Aujourd’hui, c’est dans son propre univers que Marc Gaillet invite artistes et personnages qui l’inspirent. À travers ses séries photographiques ou ses images uniques, entre métaphore et allégorie, il s’engage à souligner que l’art est politique (mais pas politicien), se devant de provoquer éveil et questionnement. Au travers de l’actualité, et sans se départir de l’humour et du sens de la dérision qui le caractérise, Marc Gaillet vise notamment à mettre l’accent sur la marchandisation du vivant, le penchant absurde et dénaturé du monde contemporain à la surconsommation.

Sa série métaphorique «Mangez-moi», où il transforme crûment les sujets de ses portraits en nourriture, témoigne de cette volonté de constat sur les excès vers lesquels nous tendons. Marc Gaillet attache beaucoup d’importance à la technique, en évitant de tomber dans le piège du «tout numérique». Ainsi, il porte dans tous ses travaux un soin extrême à la mise en scène réelle et à la préparation de ses sujets, dans la recherche d’un sens aiguisé du détail.

De même, la taille de ses tirages fait l’objet d’une étude minutieuse, car elle se veut proportionnelle à la nature du message délivré dans ses photographies. Il souhaite «avant tout mettre le public directement en contact avec ses œuvres, au point de les toucher, plutôt que de le laisser sombrer dans la boulimie d’images que propose la contemplation figée d’un écran»

Chez Monique Abellanet le Minez et jusqu’au 21 juillet, le photographe plasticien expose ses séries: Skin, Portraits, Harakiri et Fukushima mon Amour.

La galerie est ouverte jeudi, vendredi, de 15 h à 18 h, samedi, dimanche de 11 h à 18 h, et le lundi de 11 h à 13 h pendant l’exposition.
 
Plus d'informations,
galerie-art-portedamont.blogspot.com

NR | 11/07/2014 - 18:29 | Lu: 10735 fois