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Deadlight Entertainment, un label métal ariégeois connu à l'international

© midinews 2014

Confirmant l’adage Nul n’est prophète en son pays, Alexandre jeune ariégeois de 32 ans est à la tête d’une maison de production de musique rock métal depuis 2008 produisant des groupes français, mais aussi suédois, brésiliens ou américains. Un vrai success-story lui permettant de vivre ses passions au grand jour.

Depuis plusieurs années son label Deadlight Entertainment (en hommage à Stéphan King et au label norvégien Dislike Seven) est invité dans le carré VIP de l’Hellfest, le festival de musique métal qui attire chaque année fin juin dans la petite ville de Clisson (Loire-Atlantique) plus de 150 000 festivaliers (sur trois jours). Parmi les têtes d’affiche de cette édition 2014 Iron Maiden, Black Sabbath, Deep Purple, Aerosmith, Status Quo… les plus grands mythes de la musique rock métal de la planète qu’Alexandre a côtoyé en toute simplicité.

C’est très jeune qu’il est tombé dans cette marmite bouillonnante et multiforme au regard des styles et des genres de musique que l’on trouve derrière cette étiquette. «Mon oncle et mon cousin étaient fans, ils n’ont amené à mon premier concert à 14 ans. J’ai écouté, découvert puis j’ai voulu pratiquer en devenant musicien et depuis vingt ans c’est devenu mon style de vie»

Aujourd’hui Alexandre a un peu moins de temps pour jouer de la basse car trop occupé par la diffusion et la promotion des groupes de son label. Parmi eux: Los Disidentes del Sucio Motel (LDDSM), Primal Age, Witchthroat Serpent, Purify ou le brésilien El Confronto et du côté des USA, Synical et Freya

Les clichés ont parfois la peau dure, le métal a longtemps été associé à la musique satanique Aujourd’hui encore régulièrement Christine Boutin et Philippe Devilliers montent au créneau se faisant l’écho des catholiques intégristes. «Black Sabbath, un des groupes fondateurs de la musique metal, utilise l’imaginaire satanique dans ses paroles et ses tenues très sombres, mais c’est avant tout une rébellion contre une culture, on va vers cette musique pour se démarquer. Ce type de musique n’est plus marginal, car il y a de plus en plus de festivals, de concerts. Et puis c’est dans le sens du Rock’Roll d’être la musique du diable.

Dans le métal il y a beaucoup de sous-styles, chacun peut y trouver son compte
». Hier les Rolling stones chantaient Sympathy for the devil aujourd’hui, ils chantent pour les 80 ans de la reine d’Angleterre. Et entre temps Mick Jagger a été anobli... ainsi va la vie

Malgré son beau succès (une quarantaine de sorties à son actif), Alexandre reconnait que les groupes vendent de moins en moins de disques: «les gens préfèrent écouter la musique sur Youtube, quand on connait les difficultés des labels indépendants pour produire c’est un peu dommage. J’avoue avoir rencontré beaucoup de difficulté à une époque, les banques ne suivent pas ou préfèrent aider des boulangers ou des mécanos (je n’ai rien contre eux) qu’un jeune qui se lance dans la production de musique Métal !»

Mais depuis le jeune ariégeois a sorti la tête de l’eau et peut regarder l’avenir avec serenité. «J’ai toujours préféré privilégier la qualité et forcement un jour ou l’autre il y a du retour»

Alexandre a des projets plein la tête (avec des pointures côté musique). Depuis sept ans son label est associé à une société de production de films d’horreur basée aux États-Unis: «c’est l’originalité de mon label, les groupes finissent sur les BO des films et leurs clips sur les bonus de DVD, je regarde des films d’horreur depuis autant de temps que j’écoute du métal… ça tombe bien !»

Plus d'informations,
http://www.deadlight.fr

Laurence Cabrol | 18/07/2014 - 18:57 | Lu: 21947 fois