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Elections municipales 2014 à Tarascon sur Ariège: Raymond Dedieu trace les grandes lignes de son projet

© midinews 2014

A une semaine du premier tour de l’élection municipale, Raymond Dedieu a dévoilé son programme pour gérer «autrement» la cinquième ville de l’Ariège. Son projet tient sur un document de douze pages présenté à la presse et diffusé sur la commune.

Le candidat dissident du conseil municipal d’Alain Sutra en a livré les grandes lignes lors d’une conférence de presse.

Vous évoquez souvent la situation financière de la commune?

«Oui. Nouvel exemple il y a quelques jours à peine: le maire a une fois de plus été obligé de préempter 300 000 € sur le budget de la régie municipale électrique pour abonder le budget municipal. Il l’a fait pour financer le fonctionnement, ce qui n’est pas sain»

Que préconisez-vous?

«De faire des économies! Nous ne voulons pas alourdir la pression fiscale donc nous serons obligés de faire des économies. Il y a des solutions comme de limiter les frais de communication de la mairie, ou plutôt du maire.

Nous engagerons également une mesure de diagnostic des dépenses énergétiques: le chauffage de certains bâtiments publics ou encore l’éclairage public, etc. Nous allons aussi rationnaliser les services entre la mairie et la Communauté de communes qui sont en doublon, tels que les deux navettes ou encore la gestion du temps périscolaire
…»

La Communauté de communes a toujours été un sujet délicat à Tarascon?

«Cela doit cesser. Tarascon est le bourg-centre mais est surtout une cité isolée. Nous devons mutualiser pour faire des économies et surtout faire bénéficier l’ensemble du territoire des richesses de ce même territoire»
Les Banatois payent leurs impôts comme tous les autres Tarasconnais!Dans ce contexte, quel est l’avenir de la commune associée de Banat?

«Les gens de Banat ne veulent plus se sentir isolés. C’est pour cela qu’ils revendiquaient leur autonomie. Si nous sommes élus, ces habitants ne seront plus des laissés pour compte; ils seront considérés comme des citoyens de Tarascon. Aujourd’hui, le maire de Tarascon ne veut pas injecter le moindre euro à Banat, pourtant les Banatois payent leurs impôts comme tous les autres Tarasconnais!»

Que proposez-vous en matière de développement et de soutien à l’économie locale?

«Nous travaillerons sur plusieurs éléments complémentaires, en commençant par exemple par repenser les marchés de Tarascon et de Banat, pour les rendre plus attractifs. De même, nous remettrons en place une signalétique forte au bénéfice des commerces de proximité et des services.

Autre point, la réhabilitation du centre-ville, notamment certains logements vides aujourd’hui afin d’attirer de nouveaux habitants qui conforteront le commerce local
»

Avez-vous d’autres projets en matière de cadre de vie?

«Déjà, nous associerons la population à la définition des projets d’urbanisme et d’aménagement. Nous proposerons ainsi de rénover les jardins publics, de refaire les entrées et sorties de ville, de réhabiliter les places publiques, telle que la place Jean-Jaurès.

Mais le cadre de vie, c’est aussi l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Ce sera l’une des priorités de notre mandat. Nous allons par exemple repenser les aires de stationnement pour les personnes à mobilité réduite ou travailler sur l’aménagement de l’espace urbain. Nous nous sommes déjà rapprochés de l’Association des Paralysés de France. Nous travaillerons avec elle
»
Il est temps de ne plus fermer les yeux sur des comportements qui entretiennent le sentiment d’insécurité!Tarascon dispose d’un tissu associatif dense. Comment le soutiendrez-vous?

«Il y a beaucoup d’associations mais qui travaillent souvent chacune de leur côté. Soutenir le tissu associatif ne peut pas se résumer à simplement verser une subvention. Nous voulons créer une véritable maison des associations avec des outils mutualisés, photocopieur, accès internet, etc. Cela favorisera le fonctionnement et donc le dynamisme des associations. Nous créerons aussi un conseil des associations pour permettre le lien entre ces bénévoles qui se mobilisent toute l’année»

On parle beaucoup de sécurité et d’incivilité durant cette campagne. Qu’en est-il à Tarascon?

«C’est quelque chose d’important ici aussi. Nous commencerons par remettre en place le système initié en 2009 puis abandonné, l’ilotage, pour être au plus près des quartiers. Nous renforcerons également la collaboration entre la police municipale et la gendarmerie.

Mais les incivilités ce sont aussi les déjections animales ou les poubelles jetées n’importe où dans la rue. Ce laisser-faire suscite aujourd’hui un certain ras-le-bol. Il est temps de ne plus fermer les yeux sur des comportements qui entretiennent un sentiment global d’insécurité!
»

CP | 18/03/2014 - 18:23 | Lu: 22826 fois