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Tribunal Correctionnel de Foix: 8 mois ferme pour le vol d'un sac à main

© midinews (archives)

Paris, Toulouse, Foix... ou le tour de France d’un voleur.

Rédouane, un habitué des prétoires, inscrit sur le fichier des personnes disparues, a été condamné hier en comparution immédiate à 12 mois, dont 4 avec sursis, mise à l’épreuve durant 24 mois, obligation de soins et maintien en détention.

En rentrant de Toulouse où il avait fait la fête avec des copains samedi 27 septembre, Rédouane aperçoit un sac à main dans une voiture. Ladite voiture est fermée, mais le jeune homme aperçoit une vitre entrouverte. Pour s’emparer du sac, il force et baisse cette vitre.

Manque de chance pour lui, des commerçants le voient et alertent la police. En état d’ivresse, le prévenu est rapidement interpellé puis placé en cellule de dégrisement avant d’être entendu. Pendant sa garde à vue, il avoue les faits, et réitère ses aveux au tribunal, expliquant qu’il pensait trouver de l’argent dans ce sac à main.
Paris, Toulouse, Foix... le tour de France d’un voleur contre qui a été requise la peine plancher, «une des dernières»Rédouane a déjà été condamné à 6 mois de prison par le tribunal de Foix en juillet dernier pour le vol de vêtements dans une voiture. Il est donc en récidive pour l’affaire qui nous occupe ainsi que lui précise la présidente du tribunal, lui rappelant qu’il est par ailleurs convoqué à Toulouse le 21 novembre prochain pour vol dans un magasin. Sans oublier que le prévenu est inscrit au fichier des personnes disparues, car il n’a pas répondu aux convocations du juge d’application des peines (suivi sociojudiciaire après une condamnation à Paris en 2013).

Originaire de Foix, cet homme de 33 ans, condamné pour de nombreux délits outre les affaires de vol, pour des faits de délit de fuite, refus d’obtempérer, exhibition sexuelle, stups, explique vouloir s’insérer: «trouver du travail, se marier, avoir une vie normale».

Après avoir cité les 16 mentions au casier, dont les 14 condamnations, le procureur parle: «d’une succession de décisions de justice n’ayant aucun effet, même les décisions constructives».

«On s’oriente vers un constat d’échec», glisse Olivier Caracotch avant de requérir la peine plancher (un an), «une des dernières puisqu’elles ne sont applicables que jusqu’à ce soir».

Pour la défense du prévenu, Me Casellas-Ferry parle de problèmes psychiatriques importants (le prévenu a été hospitalisé trois fois). L’avocat souligne la dépendance à l’alcool pouvant expliquer le vol, les difficultés humaines et matérielles et plaide «pour une peine adaptée servant à quelque chose».

NR | 01/10/2014 - 19:49 | Lu: 18406 fois