La-Tour-du-Crieu: un enseignant à la retraite mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans

© midinews (archives)

Mis en examen mi-août, Jacques Lapasset, enseignant à la retraite, a avoué lors de sa garde à vue avoir pratiqué des agressions sexuelles sur plusieurs de ses anciennes élèves.

Il a été mis en examen pour des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de — de 15 ans par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction.
L’enquête préliminaire
Courant novembre 2014, une mère de famille déposait plainte pour le compte de sa fille de 15 ans qui déclarait avoir subi des attouchements sexuels de la part de son enseignant de CP, Jacques Lapasset, à l’école primaire de La-Tour-du-Crieu, alors qu’elle était âgée de 6 ans.

Au cours des investigations menées en enquête préliminaire par la brigade de Pamiers, 2 autres jeunes filles du même âge étaient entendues.

Elles rapportaient, à l’instar de la première, que leur instituteur de CP, M. Lapasset, leur demandait de venir sur ses genoux pour faire des corrections et qu’il procédait à cette occasion à des attouchements de nature sexuelle, sur ou sous les vêtements.

«Des agressions sexuelles commises sans violences, mais par surprise (en droit pénal, les agressions sexuelles consistent en une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte ou surprise — art. 222-22, NDLR), car à 6 ans, un enfant ne peut imaginer cela de son professeur» souligne Karline Bouisset procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Foix.

Des auditions de témoins, des examens médico-légaux et médico-psychologiques des victimes étaient réalisés.

Une information judiciaire était ouverte le 19 août 2015. Jacques Lapasset était déféré par le parquet à l’issue de sa garde à vue et mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs de — de 15 ans par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction.

Il était placé sous contrôle judiciaire strict (notamment interdiction d’exercer une activité professionnelle ou associative en relation avec les mineurs, interdiction d’entrer en contact avec les victimes et obligation de soins).
Partie émergée de l’iceberg?

Né en 1953, à la retraite depuis 2010, Jacques Lapasset était inconnu des services de police et de justice.

Toutefois Jacques Lapasset n'est pas un inconnu du grand public, en effet, il préside l'association des Francas de l'Ariège, une association qui existe depuis plus de 60 ans et ayant pour objet l'éducation des enfants et des jeunes. (voir à ce sujet notre article du 6 mars 2014)


Placé en garde à vue les 17 et 18 août 2015, il reconnaissait immédiatement les faits et indiquait aux enquêteurs les noms de 7 autres victimes, entre 2003 et 2007.

Si Karline Bouisset a décidé de rendre public le nom du mis en cause, c’est bien pour alerter la population, et peut-être, retrouver d’autres victimes de l’enseignant.

Pour le procureur de Foix, «il n’est pas question de trainer dans cette enquête», tout doit être fait pour mettre en lumière les agissements de Jacques Lapasset, et «savoir si d’autres victimes sont à ce jour non identifiées».

Dans cette optique, les gendarmes de Pamiers poursuivent leurs investigations sur commission rogatoire, notamment aux fins de vérifier l’existence de nouvelles victimes.

NR | 28/08/2015 - 18:11 | Lu: 86826 fois