Répondant à l’appel à la mobilisation lancé par la CGT, plus de quatre-vingt salariés de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH*) de l’Ariège se sont retrouvés ce matin devant les locaux du siège à Foix pour manifester leur colère face à «l’absence de dialogue social» qui les oppose à la direction de la structure.
Profitant des négociations annuelles obligatoires, ces derniers ont fait un certain nombre de propositions visant à améliorer leur quotidien.
Rien de bien extraordinaire seulement une «juste rétribution de notre travail et une juste reconnaissance de nos missions»
Des propositions auxquelles l’employeur s’est opposé en bloc.
Aujourd’hui les salariés sont à bout car ils estiment que leur employeur s’est constitué «une solide trésorerie» en restreignant le coût de la masse salariale, exemples à la clé: «sous-qualification des postes, temps partiels subis notamment dans les paramédicaux, absence de reprise d’ancienneté, pourcentage minimum pour les travailleurs de l’ESAT, reclassement à minima lors des changements de grilles indiciaires…
Bref, il ne peut pas y avoir de négociation possible puisque l’on nous refuse même la constitution d’un CHSCT en partie pour en limiter les frais de fonctionnement» explique Ghislaine Bezombes, déléguée syndicale CGT qui applique de simples règles comptables: «nous demandons une prime calculée sur l’exonération ZRR de 700 000€ qui est faite tous les ans à l’association»
De son côté Jean-Louis Sacaze, directeur de la structure motive ses choix par le contexte général.
«On ne peut pas se sentir coupable d’une gestion raisonnable et qui essaie de préserver l’avenir du médico-social»
Certes il reconnait que la trésorerie est «légèrement positive mais s’il y a des excédents financiers, ils sont liés à certains phénomènes conjoncturels ou structurels»
Il reconnait ainsi que les sites d’implantation sont souvent guidés par des conditions d’installation facilités par les mesures proposées pour les zones de revitalisation rurales (ZRR), notamment l’exonération de charges: «des recettes qui ne sont pas pérennes, en tout cas que l’on ne peut pas utiliser en direction des salaires»
Quant aux recettes, fruits des contrats passés avec l’Etat (ARS) ou les collectivités territoriales (Conseil général): «ces financement sont fléchés dans le cadre de contrats pluriannuels en direction des investissements»
Quand on lui parle du manque de dialogue social que lui reprochent ses salariés: «nous avons constaté un certain nombre de désaccord avec les représentants du personnel sur des points qui génèrent des dépenses supplémentaires par contre nous avons trouvé un accord sur le droit d’expression des salariés que l’on va modifier au plus vite, je vais m’y employer»
Les salariés de l’APAJH09 on réussi à travers cette première mobilisation à poser les bases d’un mouvement et à se faire entendre des médias, faute selon eux de se faire écouter de leur employeur.
*Depuis plus de 40 ans l’APAJH œuvre pour les personnes en situation de handicap, aujourd’hui ce sont plus de 300 salariés répartis sur douze sites dans le département de l’Ariège.
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