9h du matin par une matinée frisquette dans le pays d’Olmes. Jean-Jacques Hatchikian frappe à la porte d’une maison de Lavelanet. C’est la première visite de la journée.
Sur le dos du technicien de la «Maison de l’habitat» de l’Ariège, un sac de 11 kg rempli de matériel.
Avec son ordinateur, un mètre, un appareil photo, un thermomètre, Jean-Jacques Hatchikian arpente l’Ariège.
L’ objectif de sa mission: lutter contre cette «précarité énergétique» qui concerne de plus en plus de foyers qui ont, tout simplement, du mal à se chauffer.
A peine entré, le technicien repère déjà les lieux, «le plafond est haut. Il y a une cheminée donc je vais contrôler si elle est ouverte ou fermée.
Il faudra regarder si les murs sont bien isolés. Au-dessus, l’appartement est habité. En revanche, dessous je vais aller voir s’il y a une cave»
C’est le temps du diagnostic. Il faudra prendre la température, relever les taux d’humidité, mesurer le logement pour pouvoir faire des calculs thermiques, regarder si les appareils de chauffage correspondent au volume du logement... mais aussi discuter avec la locataire, pour mieux comprendre le contexte, ses besoins, ses moyens.
Verdict: le principal problème de l’appartement apparaît clairement.
Il s’agit de la cave, très mal isolée, qui se trouve juste sous le plancher. «Il y a beaucoup trop de déperditions thermiques» constate le technicien, dont les conclusions ne resteront pas lettre morte.
Après un passage de ce dossier en commission, un courrier sera finalement envoyé au propriétaire des lieux en lui proposant une aide de 450 € pour réaliser les travaux d’isolation (environ la moitié du montant total).
Soit pour la locataire, «une économie d’énergie de 20 à 30%, avec un net gain de confort»
Des visites comme celle là, les techniciens de la maison de l’habitat en font tous les jours. Et beaucoup révèlent des situations bien plus graves.
Des familles avec enfants qui ne peuvent pas chauffer du tout leur logement. Des foyers chauffés au poêle à pétrole, où les taux de monoxyde de carbone font exploser les appareils. Ou encore des personnes qui mettent le chauffage à fond, tout en ouvrant grand les fenêtres.
Pour repérer ces situations, «le territoire est maillé par des travailleurs sociaux. En général ce sont eux qui font le premier repérage» explique Valérie Piquemal (directrice de la maison de l’habitat).
Et si on peut souvent résoudre certaines situations grâce à de simples solutions techniques, il n’y a pas que ça.
«On fait aussi beaucoup de pédagogie» explique Jean-Jacques Hatchikian, en insistant sur certaines vérités que tout le monde peut avoir tendance à oublier.
A commencer par les températures idéales à respecter dans son logement, «16 degrés dans les chambres, 19 dans les pièces»
| La Maison de l’Habitat et la précarité énergétique Créée en 2009, la «Maison de l’habitat» a été mise en place sous l’impulsion du Conseil général, après la fusion de plusieurs structures qui œuvraient déjà en matière de logement. La structure regroupe aujourd’hui 16 salariés. Et la lutte contre la précarité énergétique fait partie de ses missions. Selon Valérie Piquemal, directrice de la Maison de l’Habitat, «l’Ariège est un département où il y a beaucoup de logements indignes. L’indignité des logements va souvent de pair avec la précarité énergétique» Divers dispositifs ont été mis en place avec de nombreux partenaires, «on peut jouer en améliorant l’habitat en proposant des aides aux propriétaires bailleurs, ou occupants pour réaliser des travaux. Il y a aussi des actions en direction des locataires. Sans oublier un important travail d’explication et de pédagogie» |
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