Canyoning en Ariège: sensations fortes garanties
26/06/2009 | 19:40
 Le Canyoning, un peu d’histoire…

Les spéléologues sont les premiers à avoir exploré et effectué des descentes.

Dès 1907, une expédition est menée par le célèbre hydrogéologue Eduard Alfred Martel, dans des canyons du Pays Basque.

A l’époque, son équipe s’attaque aux descentes avec un équipement rudimentaire: de lourdes échelles de spéléologie et des barques en bois.

Longtemps réservé aux professionnels des activités de hautes montagnes, le canyoning s’est peu à peu démocratisé à la fin des années quatre-vingt, notamment grâce à l’utilisation de matériel moderne.

Le premier grand prix de France de descente de canyon (qualificatif pour les Jeux Pyrénéens de 1993) est organisé en septembre 1992 à Gèdre - Gavarnie par la Fédération Française de Spéléologie.
«Le canyoneur a un peu l’image d’un fou furieux, qui saute partout, une espèce de Tarzan des rivières […] Ce n’est absolument pas ça !» tient à rassurer Yann Ozoux, membre du Bureau des Guides de l’Ariège.

Pour ce professionnel des activités de montagne, le canyoning a parfois mauvaise presse; à tort. Des accidents fortement médiatisés entachent régulièrement sa réputation.

Mais pour lui, «on parle beaucoup du canyoning quand il y a des problèmes. Il y a énormément de gens qui pratiquent. Si on rapporte le nombre de pratiquants au nombre d’accidents, c’est très peu. Ce n’est pas représentatif de l’activité»

L’Ariège compte environ une vingtaine de canyons de différents niveaux. Le canyon de l’Argensou, dans la vallée du Vicdessos est une des sorties qui peut se faire en famille.

Il se compose de plusieurs petits toboggans, et de cinq belles cascades, allant de cinq à douze mètres.

«L’objectif est de s’amuser et de s’initier aux techniques de descente en rappel, explique Yann Ozoux, le principe du canyoning, c’est de descendre des rivières, en utilisant des cordes et des baudriers.

Plus elles sont encaissées, plus il y a de cascades, plus c’est intéressant. Il faut descendre en rappel, faire des sauts, et nager
»

Selon Stéphane, venant d’expérimenter la descente: «ce qui m’impressionne beaucoup, c’est l’univers sonore, c’est différent de ce qu’on peut vivre ailleurs dans la montagne. C’est très dépaysant»

Bien sûr, comme toutes les autres activités de haute montagne, le canyoning doit être bien encadré.

Pour le guide, «ce n’est pas une activité qui s’improvise. Cela nécessite un long apprentissage pour pouvoir pratiquer en toute sécurité. Il faut connaître son niveau, et se renseigner sur l’état des rivières, car il y a parfois des crues.

L’important, c’est d’être responsable et de pratiquer dans de bonnes conditions
»

Dans un univers dont l’accès n’est habituellement pas permis, au plus près des couleurs de la roche et de l’eau, le canyoning ouvre les portes d’un monde inconnu.

A consommer sans modération… même en famille.

Contacts utiles: Bureau des guides de l’Ariège
05 61 01 90 62
www.guides-ariege.com

Photos et vidéo: © AriegeNews TV 2009
actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 26/06/2009 | 19:40 | Lu: 36875 fois