Il y a vingt ans, il suffisait d’être un montagnard chevronné pour s’occuper d’un refuge.
Aujourd’hui, le métier de gardien de refuge de montagne s’est professionnalisé car outre les connaissances du milieu, il faut être capable d’accueillir des familles, gérer des stocks, collaborer avec les services de secours, la météo, diriger des opérations d’héliportage, gérer la maintenance, faire de la restauration en respectant les normes sanitaires, gérer et maintenir la qualité environnementale du refuge… le tout sans perdre de vue la mission de service public.
Le refuge s’inscrit désormais dans une offre touristique à part entière et le gardien doit avoir plusieurs cordes à son arc pour faire tourner cette petite entreprise.
«C’est un métier complet, explique Philippe Godard, responsable pédagogique du DU Gardien de refuge au CETIA.
A l’issue d’un entretien de motivation mis en place en décembre, les candidats sélectionnés débutent leur formation fin mars pour 12 semaines de cours théoriques et 6 semaines de stage pratique en refuge (2 au printemps et 4 en été) […]
Seuls une dizaine de candidats sont sélectionnés, cela correspond au turn-over des refuges»
En effet depuis quelques années, un diplôme de l’université de Toulouse le Mirail est organisé par le CETIA à Foix, département universitaire du Mirail.
Ce diplôme est aujourd’hui pour les propriétaires de refuges (Parcs Nationaux, Club Alpin Français, communes, communautés de communes…) l’un des critères de recrutement des nouveaux gardiens.
Au début, il s’agissait d’un diplôme universitaire mais au bout de trois ans, la certification professionnelle a été reconnue par l’Etat, ce qui permet de valoriser ce métier en parfaite adéquation avec nos territoires de montagne.
Cette formation est délivrée en alternance à Foix et à Autrans, une manière symbolique de rapprocher les Alpes des Pyrénées et vice-versa.
Aujourd’hui, en France mais bientôt en Espagne, en Italie et en Suisse, ce diplôme prend peu à peu une dimension européenne.
Pour les gardiens déjà en poste, ils peuvent suivre des formations continues notamment sur les thématiques des énergies renouvelables ou la restauration.
Ils peuvent par la suite faire valider ces acquis.
Cette formation est dirigée par un comité de pilotage constitué de financeurs, syndicats des gardiens, propriétaires, universitaires.
Tous les trois mois, ce comité de pilotage du diplôme universitaire gardien de refuge de montagne se réunit au centre universitaire de Foix afin d’évoquer le devenir du métier.
Ce vendredi, à l’ordre du jour de la réunion, le lancement d’un site Internet permettant aux professionnels, tant aux gardiens diplômés en recherche d’emploi qu’aux propriétaires de refuges, de communiquer.
Pour Philippe Godard, responsable pédagogique du DU Gardien de refuge, ce site devrait permettre une meilleure communication entre professionnels et jeunes diplômés.
«Ils peuvent mettre en ligne leur CV, les modifier et trouver ainsi plus rapidement des opportunités de travail […]
Une partie plus générale de la base de données pointe les 300 refuges de France et leurs spécificités: accès, dénivelé, infos générales, spécificités… toutes ces infos pratiques sont disponible en en seul clic»
Ce site sera totalement opérationnel d’ici un mois mais on peut d’ores et déjà le retrouver à l’adresse suivante: http://w3.cetia.univ-tlse2.fr/sitegardien.
UTM-CETIA
4, rue Raoul Lafagette
09000 Foix
05 61 02 19 54
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