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Aérodromes des Pujols et d'Antichan: «impossible pour le Conseil général de ne pas intervenir»

Vue de l'aérodrome des Pujols
© midinews (archives)

En marge des questions relatives au Débat d’orientations budgétaires 2015 du Conseil général (lire notre article du 8/12/2014), le Président du Conseil général de l’Ariège a été interrogé sur la situation des deux aérodromes ariégeois des Pujols et d’Antichan dont la Chambre de commerce et d’industrie a décidé de se retirer.

Après le choc de l’annonce médiatique de la CCI aux dernières heures de l’été, le trou d’air guette donc les deux structures (et leurs usagers) au cœur de l’automne. «Si la CCI confirmait son retrait, il était impossible pour le Conseil général de ne pas intervenir», résume Henri Nayrou.

«Quand il y a un problème, on appelle un grand-frère. Dans ce cas, le grand-frère, c’est le Conseil général», métaphorise Henri Nayrou, amateur de figures de style.

Quand il y a un problème, on appelle un grand-frère. Dans ce cas, le grand-frère, c’est le Conseil général
«Dans le cas de Pujols comme dans celui d’Antichan, le Département va passer sa participation de 24 à 50 %, le tour de table étant bouclé avec les collectivités locales et la CCI qui conservera quelques pourcents», indique plus prosaïquement le président de l’assemblée.

S’il se refuse encore à livrer les chiffres des budgets consacrés à cette double opération de sauvetage, il dévoile que, dans le cas du site de la basse Ariège, les communautés de communes de Pamiers, de Varilhes, de Tarascon et de Mirepoix ont donné un accord de principe. «Nous y travaillons de la même façon pour Antichan», précise Henri Nayrou, dont on connaît l’attachement au Couserans.

À ce titre, il ne se voile pas la face. Si les enjeux économiques et structurants de la piste des Pujols ne sont plus à démontrer (1er RCP, sécurité civile, gendarmerie, Para-club...), ceux d’Antichan sont moins évidents.

«C’est vrai que nous devons travailler sur ce que nous voulons faire de cet équipement. Aujourd’hui, les retombées sont insuffisantes alors qu’il y a un formidable potentiel touristique, sur le vol à voile par exemple pour lequel le site est réputé. D’autres pistes sont encore à creuser»

PB | 09/12/2014 - 19:02 | Lu: 22714 fois