La Réunion: 400 personnes marchent en mémoire des étudiants fauchés

© AFP - Richard Bouhet
Environ 400 personnes ont participé lundi à une marche blanche en hommage aux cinq étudiants tués par une voiture folle mercredi dernier à proximité du campus universitaire de Saint-Denis de la Réunion, a constaté une correspondante de l'AFP.
La sixième victime, une jeune fille, est toujours hospitalisée dans un état critique.
Le cortège s'est rassemblé au campus universitaire du Moufia où étudiaient Julien Lebeau, Wilman Creville, Djawid Aly Mitha et Raphaël Morel, tués dans l'accident, et Lorraine Lauret qui lutte toujours contre la mort. Fabien Calpétard, le cinquième jeune tué, étudiait à l'institut de l'image au Port, commune du nord de l'île.
Plusieurs étudiants ont pris la parole pour parler de leurs amis disparus, des anecdotes souvent drôles qu'ils avaient vécues avec eux. Ils ont aussi dénoncé la violence et l'insécurité routière.
Rassemblés derrière une banderole affichant les photos des victimes et habillés en blanc, les familles, les proches des victimes et de nombreux étudiants ont défilé de l'université jusqu'à lieu de l'accident, situé quelques centaines de mètres plus loin.
La sous-préfète de Saint-Benoît, chargée de la sécurité routière, et plusieurs personnalités politiques - Nassimah Dindar, la présidente centriste du conseil général, Didier Robert, président UMP du conseil régional, et Gilbert Annette, maire PS de Saint-Denis notamment -, ont participé à l'hommage.
Une très grande émotion a présidé à cette marche silencieuse, où l'on entendait seulement les pleurs des participants. Sur le site du drame, les familles et les étudiants ont déposé des roses blanches avant de se recueillir.
Les six victimes, âgées de 18 à 20 ans, ont été fauchées mercredi soir vers 22H00, par un autre étudiant qui a perdu le contrôle de son véhicule avec lequel il roulait à 100 km/h au lieu des 30km/h dans cette rue en forte pente.
Le jeune conducteur, qui a reconnu les faits, est très choqué. Il a été mis en examen vendredi et placé en détention, notamment pour assurer sa sécurité, des proches d'une victime ayant proféré des menaces à son encontre. Il encourt jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.
Le drame a causé une très vive émotion dans l'île. Il s'agit du pire accident de la route depuis le 28 mars 1967, lorsqu'un bus circulant à Saint-Leu (ouest de l'île) avait plongé dans un ravin: 29 personnes, dont 8 collégiens, avaient été tuées et 31 blessées.
Depuis le début de l'année, 46 personnes ont été tuées sur les routes de La Réunion, dont 2 après le drame du Moufia.
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