Depuis deux ans, le département de l’Ariège est de retour Porte de Versailles.
Cette année, c’est sous la bannière «Sud Ouest France» portée par deux régions, Midi-Pyrénées et Aquitaine, que le Conseil général et l’Agence de Développement Touristique (ADT) ont décidé de conjuguer pendant trois jours (du 1er au 3 mars) les talents et les savoir-faire des Ariégeois présents sur le salon.
C’est en effet à travers un jeu amusant et ludique visant à gagner des séjours, que les visiteurs du stand «Ariège Pyrénées» ont pu découvrir entre deux dégustations proposées par les chefs des «Tables d’Ariège», les couteaux d’Eric Boisset, les produits à base de lait d’ânesse d’Olivier Campardou, ou encore les chevaux de Mérens et de Castillon, les Gasconnes, les Castas… tous ces authentiques ambassadeurs de la terre d’Ariège.
C’est cette année avec une curiosité accrue, que les 695 000 visiteurs de cette ferme géante répartie sur huit hectares, ont posé des questions sur la qualité des produits, leur provenance… un retour sur les valeurs du terroir dans lesquelles le département de l’Ariège s’inscrit parfaitement.
Les ambassadeurs du département de l’Ariège
Les manches de ses couteaux sont en bois de genévrier, en buis, en chêne, des essences locales à forte densité pour une meilleure qualité et pour les plus beaux spécimens, la corne traditionnellement travaillée en Ariège:
«Ce sont des couteaux 100% fabriqués en Ariège, de petite séries (quand la journée est bonne je sors trois unités) que je commercialise essentiellement sur les salons, comme ici au Salon de l’Agriculture où je suis présent depuis plus de quinze ans»
Et les clients ne s’y trompent pas comme William ce Texan, en arrêt devant le stand de cette fine lame: «c’est celui-là que je veux» pointant du doigt une création de l’artisan ariégeois. «C’est incontestablement le décor le plus original que j’ai jamais vu !»
A quelques encablures de là, Olivier Campardou, fondateur de l’entreprise de cosmétiques à base de lait d’ânesse «Asinus», est encore sous le charme de Catherine Deneuve, une cliente de l’enseigne qui est venue en personne le matin même sur son stand.
«C’est pour nous un anniversaire puisqu’il y a quinze ans que nous sommes présents au Salon de l’Agriculture de Paris»
Mais cette année un petit bémol, certes il y a toujours autant de monde mais beaucoup moins d’acheteurs, même pour ses produits phares, les savonnettes ou les cosmétiques fabriqués en relation avec le laboratoire Berdoues de Toulouse.
Tous ses produits et bien d’autres sont développés sous la marque «Asinus», disponibles sur Internet et chez plus de 200 distributeurs en France, en Europe et depuis peu au Japon.
Ces races emblématiques des Pyrénées ariégeoises
Lors de la dernière édition du Salon de l'Agriculture, Valentine, 7 ans, beauté rustique de 887 kg à la robe grise et aux yeux immenses soulignés de noir avait volé la vedette à toutes les autres vedettes du monde politique en campagne.
Cette année, l’emblématique Gasconne est toujours là, placide auprès de ses congénères, notamment Espion, un taureau vendu mercredi qui devrait partir en République Tchèque.
«Aujourd’hui les gens nous posent davantage de questions sur la traçabilité, explique Francis Estadieu du groupe gascon, installé à la frontière de la Haute-Garonne et de l’Ariège.
La plupart des producteurs du groupe travaillent en circuit court, du producteur au consommateur, nous garantissons la qualité de nos produits, vous pouvez venir à n’importe quel moment nous rencontrer et bien plus que de grands discours, nous vous montrerons ce qu’est notre travail au quotidien»
Parmi les invités de ce salon, le cheval de Castillon avec l’étalon suprême de la race mais également le grand retour du Mérens, le prince Noir des Pyrénées Ariégeoises qui ont fait leur show pour la nocturne du vendredi soir sur la carrière centrale du pavillon 6.
«Les gens nous posent des questions: pourquoi il est noir, c’est quoi un étalon? Cela permet de faire découvrir ce cheval polyvalent et les races à faible effectif» précise Romain Desbrueres, vice-président du Sherpa France.
Un avis partagé par Sandrine Dangla, éleveuse de races Casta à Betchat en Couserans: «c’est la première fois que les 13 races en conservation sont présentes au salon de l’Agriculture de Paris. Par notre présence nous contribuons à communiquer autour de ce patrimoine biologique rare et de ce patrimoine local préservé»
Les fins gourmets ariégeois
Verrine de crème de châtaigne et potiron, pana cota de foie gras caramélisée à l’Hypocras, terrine de Cassoulet, madeleine au magret séché, tartare de bœuf gascon label rouge, foie gras mi-cuit sur toast de pain d’épice, pâtes de fruit à l’Hypocras, lentilles au foie gras, fromage du col de Loubières, mousseline de truite bio, pain perdu aux gésiers de canard, vins d’Ariège… etc.
En Ariège le terroir est une valeur sûre et quand les chefs de l’association des Tables Gourmandes de l’Ariège décident de le revisiter pour le faire découvrir aux Parisiens, c’est un moment inoubliable!
«Nous avons réalisé trente préparations différentes avec des produits 100% ariégeois, explique Didier Lamotte (Le Fébus à Foix) venu avec quatre autres chefs défendre les couleurs de l’Ariège à Paris. C’est une partie de notre patrimoine que nous voulons partager et donner peut-être envie à tous ces visiteurs de nous rendre visite»
Entre deux bouchées, au rythme des chants montagnards repris en chœur et mis en musique par les Cousins Fauré, un joyeux trio en queue de pie et chaussures de rando, les visiteurs se pressent pour déguster, échanger avec les locaux: «l’Ariège c’est généreux !» lâche une dame. Tout est dit.
Les VRP de l’Ariège
Des produits, des producteurs, des savoir-faire et une vitrine internationale pour le département de l’Ariège au Salon de l’Agriculture car comme l’indique Henri Nayrou, conseiller général, «cette opération permet de montrer le département sous le meilleur jour, celui de l’authenticité […]
C’est aussi le salon des relations publiques, une exposition médiatique, populaire, qui colle parfaitement à l’identité que l’on veut développer au niveau de notre département»
Selon Augustin Bonrepaux, président du Conseil général, une occasion de faire connaître et de valoriser les produits et participer au retour aux sources, à la demande des consommateurs: «après les scandales alimentaires, les consommateurs ont tendance à revenir à l’authenticité et à la qualité»
Ici point de vente de séjours touristiques mis à part celui que l’on peut gagner avec le jeu concours: «on se contente d’offrir des choses qu’on sait faire chez nous: faire déguster nos produits, passer un moment convivial en chantant des chants pyrénéens… montrer notre vrai visage» poursuit Philippe Jugie, directeur de l’ADT.
Sans oublier l’Histoire ou plus exactement la Préhistoire avec Izana, une ravissante femme préhistorique vêtue de peaux de bêtes, échappée du Parc de la Préhistoire de Tarascon/Ariège.
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