C’est une première au niveau national dans un établissement agricole.
Le centre de formation professionnelle et de promotion agricole Ariège/Comminges en collaboration avec l’exploitation du Cabirol lance une expérimentation inédite. Il s’agit de l’implantation d’une parcelle agroforestière, qui consiste en l’une des techniques pour la conservation des sols.
Dans la pratique, sur un terrain de 2,4 hectares, ont été plantés 220 arbres provenant de quatre espèces distinctes: noyer, frêne, érable et alisier. Dans les interstices de 14 mètres sont aussi plantées des céréales (ici du blé) et dans les cultures intermédiaires, de la luzerne. «Notre idée est de ramener une bonne structuration du sol et le rendre vivant» projette David Gardelle, directeur du CFPPA Ariège/Comminges.
Cette action de développement durable s’inscrit dans un schéma d’agriculture écologiquement intensive. «On cherche à diminuer le travail du sol pour laisser faire la nature. On tente une technique culturale qui bien que relativement ancienne n’est que peu usitée dans l’Ariège et ses environs» justifie le directeur.
Ce sont les stagiaires en formation agricole et forestière qui se retrouvent à la croisée des chemins pour cette expérience inédite. «Régulièrement, on va mesurer le taux d’humus, la présence de différentes espèces et voir si notre système améliore la croissance des céréales»
Au delà de l’intérêt environnemental, un intérêt économique
Avec cette technique, le travail du sol sera réalisé en partie par les racines et les vers de terre et autres espèces d’insectes qui vont restructurer le sol et créer des interstices pour que l’eau puisse s’écouler.
«On réduit considérablement le travail du sol, on réduit les charges de mécanisation. Même si la rentabilité peut être diminuée par rapport au système conventionnel, on a quand même des gains assez conséquents par rapport à l’usage de carburant, de temps de travail mais aussi de matériel» appuie David Gardelle.
Le mélange des arbres et d’une activité agricole doit favoriser la biodiversité. Cette parcelle est donc un enjeu pédagogique pour le centre de formation agricole basé à Pamiers qui permettra la production de céréales, luzerne et peut-être prochainement de noix avec la présence des noyers qui permettront à long terme une commercialisation.
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