Projet d'éoliennes industrielles à Gudas et Malléon : ouverture d'une enquête publique du 15 septembre au 15 octobre

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énergies renouvelables
L'association Vent contre Nature remobilise les troupes contre le projet éolien industriel du canton de Varilhes
Le projet n’est pas nouveau, il date de 2009 et il fait son chemin sans faire de bruit.
Initialement ce futur parc éolien devait inclure trois communes de l’est du département: Calzan, Malléon et Gudas, mais au final seules les communes de Malléon et Gudas recevront un bouquet d’éoliennes réduit (5 et 6) et leur taille reste selon le porteur de projet «inférieure à l’ampleur du paysage» (les mats des machines installées en crêtes feraient entre 80 et 110 m de haut, l’ensemble pourrait atteindre une hauteur maximale en bout de pale de 150 m de haut selon le dossier consultable en ligne).
Une nuisance visuelle insupportable pour l’association «Vent contre nature» qui depuis plusieurs années s’oppose à un tel projet: «attention nous ne sommes pas contre les énergies renouvelables, modère Marie-Claire Haguet, membre du bureau, mais nous sommes pour la démocratie participative. La question de l’énergie doit générer une véritable réflexion citoyenne et ce projet d’éoliennes industrielles ne doit pas être imposé sans concertation aux populations qui vont en subir toutes les nuisances. Aujourd’hui à travers cette enquête publique elle peut s’exprimer, c’est aux Ariégeois à prendre la parole !»
Des impacts significatifs
C’est la première fois depuis 2009 que la population est amenée à se positionner, inutile de dire que « Vent contre nature » entend le faire savoir. Depuis quelques jours des tracts sont distribués sur les marchés afin de réveiller les consciences: «jusqu’à présent tout se passait en catimini, le promoteur avait rencontré quelques élus, poursuit Alain Pouech. Grâce à cette enquête publique, les documents sont consultables par le public dans le 32 communes impactées dans un rayon de 6 km, ces communes sont invitées à délibérer sur ce projet, la population est invitée à donner son opinion et le commissaire enquêteur tiendra des permanences pour répondre aux questions».
Les arguments de l’association sont bien rodés: «l’impact paysager aura des conséquences inéluctables sur la dépréciation immobilière de nos biens immobiliers (30 à 50 %) et ces 11 éoliennes à la lisière du PNR auront des répercussions sur les activités économiques et touristiques de la région, sans parler des nuisances sonores, visuelles, la destruction de la nature et de lieux de mémoire comme le maquis du mont Pastouret un des hauts lieux de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale… tout ceci nous parait incohérent à plusieurs titres, mais surtout face au schéma de massif adopté par les trois régions qui stipule que tout projet doit impérativement prendre en compte l’aspect paysager».
Une étape décisive
Une enquête publique précède toujours la réalisation d’un projet à fort impact sur l’environnement, la santé ou le quotidien des citoyens. Elle a pour but d’évaluer les effets de tels projets et le cas échéant de les limiter. Au final l’enquête sert à informer le public sur la création de ces projets, permettre à tout citoyen de s’exprimer en recueillant son avis et ses remarques sur un registre mis à disposition en mairie, réunir toutes les informations nécessaires à la connaissance de l’autorité compétente pour sa prise de décision.
Depuis lundi, date de l’ouverture de l’ouverture de l’enquête publique concernant le projet éolien «Collines d’Ariège» le dossier, un document très volumineux est consultable en mairie aux heures habituelles d’ouverture.
«Nous pouvons également le fournir gratuitement sur CD-ROM sur simple demande par mail à [email protected], poursuit Alain Pouech. Il est téléchargeable à partir de notre site et le commissaire enquêteur assurera cinq permanences* en mairie où l’on pourra lui poser des questions. S’informer et s’exprimer sur un tel projet, c’est un droit citoyen» parallèlement une pétition circule. Elle sera remise au commissaire enquêteur le 11 octobre.
Tout un chacun peut inscrire ses remarques directement dans un registre d’enquête, ou sur papier libre, ou encore par courrier, à l’attention du commissaire enquêteur. Il est également possible de les transmettre en ligne à l’adresse suivante: [email protected]. Les remarques peuvent être personnalisées (nom, adresse) ou être totalement anonymes, chacun peut fournir des documents contradictoires ou des pétitions qui seront insérés au registre. Ces informations seront utiles pour le commissaire enquêteur.
Et après?
À la fin de l’enquête publique, le commissaire enquêteur rendra son rapport sur la globalité du projet. Ce dernier sera argumenté, entre autres, grâce aux remarques présentes dans le registre et se conclura par un avis favorable ou défavorable. Mais l’avis du commissaire n’est que consultatif. L’autorité (la préfecture) qui organise l’enquête n’est pas tenue de suivre ce point de vue. Le rapport du commissaire enquêteur reste à la disposition du public en préfecture et en mairie pendant une durée d’un an après al clôture de l’enquête.
Permanences du commissaire enquêteur
Malléon le 15 septembre de 14 h à 16 h
Saint Jean de Verges lundi 22 septembre de 14 h à 16 h
Gudas, siège de l’enquête jeudi 2 octobre de 9 h à 11 h
Ventenanc, lundi 6 octobre de 14 h à 16 h
Gudas, siège de l’enquête samedi 11 octobre de 9 h à 12 h
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