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Lavelanet: la réforme des rythmes scolaires suscite l'inquiétude des agents qui ont déposé une motion

© midinews 2013
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Les nouveaux rythmes scolaires vont devenir réalité dès la rentrée prochaine à Lavelanet. Elus, techniciens du Service jeunesse et chargée de mission ont conduit leur mise en place.

En charge du dossier, Marcelle Chatel a livré en Conseil municipal l'organisation du temps scolaire répondant aux contraintes d'organisation et aux impératifs de transport.

Les agents du service animation et le syndicat CGT s’adressent aux élus

Mais à Lavelanet, cette réforme suscite l'inquiétude des agents du service animation. Ces derniers ont envoyé une motion à Marc Sanchez, maire, et à ses conseillers municipaux.

Lundi soir, lors du Conseil municipal, une dizaine d'entre eux étaient présents dans la salle, espérant que le sujet soit abordé aux questions diverses. Déception quand la séance s'est achevée sans qu'il en soit fait mention.

Selon ce personnel, «la réforme des rythmes scolaires nécessite une réorganisation de l’ensemble du service animation. Aujourd’hui, les agents sont très inquiets des résultats de ce travail, confié à une chargée de mission qui n’a aucune connaissance du terrain ni des missions propres à chaque agent»

«Sous couvert d’une optimisation de la gestion humaine et financière, il apparaît clairement que la qualité du service rendu aux familles et aux enfants sera touchée fortement. Par ailleurs, cette nouvelle organisation implique une dégradation inquiétante des conditions de travail des agents des services concernés»

Afin d'alerter les élus, animateurs et directeurs des divers services ont envoyé un courrier dans lequel ils font part de leurs regrets. «Simulacre de dialogue et manque d’écoute mis en œuvre dans ce travail» sont pointés du doigt.

Mais les griefs ne s'arrêtent pas là; les agents dénoncent des discussions stériles: «les chefs de services et les responsables n’ont pas été entendus; leurs remarques n'ont pas été prises en compte»

Méthodes et moyens mis en œuvre pour aboutir à la réorganisation des services sont aussi dénoncés: «divers sous-entendus et méthodes remettant en cause leurs compétences»

Alors qu’il s’agit de bouleversements profonds dans l’organisation des services qui modifient considérablement les conditions de travail des agents, les instances représentatives du personnel n’ont pas été consultées selon eux.

Il en résulte selon les animateurs et responsables «une perte de temps considérable pour les chefs et responsables de services dont le travail a été rendu inutile (optimisation de la gestion humaine et financière), une organisation comptable en totale inadéquation avec les réalités du terrain, les besoins du service, les compétences des agents, la qualité éducative pour les enfants et les jeunes, des plannings aussi inadaptés qu’incohérents, un profond sentiment de mépris ressenti par une bonne majorité du personnel concerné»

«Aujourd’hui, nous pouvons constater les dégâts occasionnés par ce mode de gestion déjà utilisé dans d’autres services, ainsi que son impact psychologique et un véritable mal-être chez de nombreux agents»

Une mise en suspens est demandée à Marc Sanchez
Les agents demandent que les propositions faites par la chargée de mission soient suspendues, «car elles ne correspondent pas aux besoins du service»

Ils attendent un réel dialogue et que «les propositions faites par des agents compétents, qui ont la connaissance du terrain et des missions, soient prises en considération et que leurs compétences cessent d’être contestées ou mises à mal sans aucune raison avérée»

Joint par téléphone, Marc Sanchez nous a confié: «malgré les vacances, nous continuons à travailler. Pour nous, la priorité est la qualité donnée aux enfants, mais nous sommes aussi soucieux des conditions de travail de nos agents»

Pour le maire de Lavelanet, «pas question de céder à la pression de certains [...] Nous agirons dans le sens de l'équité et du sérieux de l'ensemble des personnels de l'espace jeunesse.

Je saurai, puisque ce débat est mis sur la place publique alors que nous sommes encore dans le cadre des recherches, apporter des réponses à la population si une polémique s'installait
»

NR | 31/07/2013 - 18:09 | Lu: 14609 fois