Tribunal correctionnel de Foix: le parquet a requis un an avec sursis contre Étienne Dedieu, maire de Saint-Lizier

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Le maire de Saint-Lizier Etienne Dedieu a comparu hier après-midi au tribunal correctionnel de Foix pour répondre d’agression sexuelle.
Olivier Caracotch procureur de la République a demandé le huis clos «pour préserver la sérénité des débats».
Pour rappel
Étienne Dedieu avait été placé en garde à vue le 25 avril dernier pour une affaire d’agression sexuelle.
Les faits qui lui sont reprochés remonteraient au 11 novembre dernier, après l’apéritif servi à l’issue de la cérémonie commémorative de l’armistice de la Première Guerre mondiale.
Lors de son audition par les militaires de la brigade des recherches (BR) de Pamiers chargés des investigations, le maire de Saint-Lizier avait contesté une partie des accusations dont il fait l’objet.
À savoir des attouchements sur le sexe de Serge et des baisers sur la bouche. Des baisers qu’il reconnaissait en partie.
Huis clos total
Maire depuis 19 ans de la commune de Saint-Lizier, Etienne Dedieu retraité métallurgie, marié et père de famille a donc été jugé à huis clos, la présidente du tribunal accédant à la requête du procureur.
Pour Olivier Caracotch, il s’agissait de «préserver la sérénité de débats. La parole des uns et des autres sera plus libre si elle reste cantonnée à cette salle». La proposition d’Olivier Caracotch étant favorablement accueillie par l’avocate du prévenu, comme par Me Guy Dedieu, avocat de la victime (pas de parenté entre les deux hommes), soulignant: «le prévenu aura peut-être plus de facilité à s’exprimer».
Me Dedieu glissant avoir accepté cette requête «non pour des raisons de confidentialité, mais afin de donner une chance à Mr Dedieu de s’exprimer sans la présence de sa femme et de ses soutiens présents à l’audience».
Déception toutefois pour Serge, 81 ans bientôt. Ce dernier, ainsi qu’il nous l’a confié, «aurait préféré» que l’audience se déroule normalement. «C’est triste d’en arriver là» rajoute-t-il avant de nous parler «d’un préjudice moral terrible». Serge attend de ce procès «qu’on lui rende justice».
Un réquisitoire vers la culpabilité
Olivier Caracotch procureur de la République n’a pas souhaité s’exprimer sur le procès ; il nous a seulement révélé avoir requis un an avec sursis, parlant «d’un réquisitoire vers la culpabilité».
Selon nos informations, le maire de Saint-Lizier n’a pas reconnu les faits. Très en retrait par rapport à ses déclarations aux gendarmes, il ne saurait plus qui a embrassé qui...
Une déception pour la partie civile «regrettant que le huis clos n’ait servi à rien». Serge espère qu’on «lui rende justice» ; ses propos étant relayés par son avocat pour qui «il est important qu’un principe de culpabilité soit posé». Me Guy Dedieu espérant «que le tribunal s’en chargera».
Le jugement a été mis en délibéré au 10 février 2015.
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