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    Tourisme & Loisirs    
publié le 05/09/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Carnet de voyage d'une jeune Ariégeoise au Chili: un tout petit Machupicchu, mais avec de l�âme

Chinchero est un village à une heure de bus de Cusco au Pérou. Il fait partie del Valle Sagrado, qui concentre bon nombre de restes d’édifices Incas.

En grimpant sur les hauteurs de Cusco, on voit la ville qui s’étend dans sa vallée et qui s’étire en étoile jusqu’aux flancs des collines qui l’entourent.
Alors, l’ambiance change.

Dans les derniers quartiers, sur les trottoirs de terre battue où la poussière se fait balayer par le vent, des étals vendent de la viande crue sur une toile cirée, d’autres tables servent des assiettes de soupe, une vieille court vers le bus, qui s’arrête.

Après avoir parcouru quelques dizaines de kilomètres dans la campagne jaunie, une voie s’élève: «Chinchero»
Quelques gamins en pantalon gris et gilet bordeaux sortant de l’école s’apprêtent a sauter dans le bus qui arrive.

Si Chinchero figure sur les dépliants touristiques, c’est avant tout pour son «temple»

Felipe est le vieux bonhomme en charge des clés. C’est aussi lui qui raconte l’histoire de cet édifice.
Chinchero est un village quechua.

Du temps de la grandeur de l’empire Inca, Tupac Yupanki avait construit là son palais. Les constructions s’étendaient en contre bas jusqu’à la falaise, comme en témoignent encore les murets de pierre.

Ce bout de terre avait un caractere sacré, c’était une «wak’a» où l’on venait prier. A leur arrivée, les espagnols eurent pour préoccupation première d’exterminer la classe dirigeante Inca.

Comme les autres, Tupac Yupanki fut pourchassé, la majeure partie de son palais détruite. Pour imposer leurs croyances, les espagnols catholiques bâtirent des églises sur les ruines et les wak’a.
D’où la naissance de celle-ci dans les premieres années du XVII ème siècle.

Dans un coin de la salle obscure git une représentation de la Virgen de la Natalidad, dans le fond, une nef surchargée de dorures, sur les murs de grands tableaux.

Sur celui qui fait face a la porte d’entrée latérale, une Vierge imposante trône au centre, encerclée par les Espagnols sortant des montagnes d’un côté et les Incas de l’autre. De la peinture pieuse, il y en a jusqu’au plafond de bois soutenu par de maigres poutres rapprochées.

Passé la croix et le campanile dans la cour, c’est en descendant dans les ruines qu’on retrouve les traces Incas.
Là, un enfant s’approche du touriste ignorant de ce lieu chargé d’histoire.

«Un sol pour mieux connaitre l’endroit !»
Cristian a à peine huit ans et quand il sort de l’école, c’est ici qu’il vient avant même d’aller manger.

Il se balade allègrement sur les pierres, sautant de l’une à l’autre, tout en faisant sa visite.
«A cet endroit, il y a un trou pour planter le drapeau Inca. Là c’était la prison pour les hommes, et là pour les femmes. On y mettait les lâches et les menteurs»

Cristian fait le guide pour ramener un peu d’argent à sa mere, qui produit et vend du tissage traditionnel sur le marché.

«Là, poursuit t-il en montrant une paroi, tu vois le lama? Et ce trait blanc, c’est le chemin Inca. Maintenant, on va voir le serpent»
Difficile de dire quel rôle joue l’imagination de l’enfant dans l’interprétation des marques colorées sur la roche.

«Quand les espagnols sont arrivés, ils ont tout détruit. C’est pour ça que c’est comme ca, mais avant c’était plus grand»
Ces bouts d’histoire, c’est son grand-père qui les lui a transmis. Tout comme ce qu’il sait de quechua.

«Mes parents ne savent pas le quechua, mais mon grand père, il nous a appris à moi et mes frères»
La belle attention.

A quelques kilomètres de la grande merveille du monde, il existe une petite merveille péruvienne. Un petit village tranquille loin de la folle agitation du Machupicchu.

Dans les ruelles pentues et pavées se faufilent des vieilles en habit traditionnel et des blocs d’adobe sèchent au soleil.
Des bruits de marteau se font entendre: on pose un toit de paille sur des murs d’adobe.

Un vieux quechua raconte l’histoire de l’église catholique, un gamin au pieu prénom celle des ruines Incas.
A quelques dizaines de kilometres de «l’usine touristique» du Machupicchu, un village pétri d’histoires vit.

Photos: ©AriegeNews 2007 - Fanny Napolier

Fanny Napolier est une jeune Ariégeoise en stage au Chili pour venir en aide aux enfants des rues.
Pendant 5 mois elle portera son regard sur d'autres montagnes.
Retrouvez chaque semaine ses aventures au travers de son carnet de voyage.
  publié le 05/09/2007
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