La Chaine d'informations en Ariège-Pyrénées
La Chaine d'informations en Ariège-Pyrénées
Toute l'actualité télévisée en Ariège-Pyrénées
Mardi 13 Mai 2008 accueil  |  newsletter  |  forum  |  contact 
sommaire
Actualités & Economie
Agriculture & Environnement
Jeunesse & Société
Histoire & Patrimoine
Tourisme & Loisirs
La vie des communes
D�bats & Opinions
Tribune libre
Faits divers
Le saviez-vous?
Animations régionales
Courrier des lecteurs
En bref dans l'actualité
Sports
AriegeNews TVLa télévision de l'Ariège
Journal télévisé
Journal du sport
Emissions TV
Reportages
Interviews
Magazine rural
Culture vidéo
Sports en vidéo
culture
Musique
Littérature
Spectacles
Arts
ariegenews.com
Qui sommes-nous?
Recommandez-nous
Ajouter aux favoris
Retrouvez toute l'actualité ariégeoise en vidéo
    Actualités & Economie    
22/10/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Exercice d'évacuation au barrage du Soulcem

La sûreté des barrages hydroélectriques est la préoccupation majeure et importante d’EDF qui en exerce l’exploitation.

Dans le département de l’Ariège les ouvrages sont surveillés, auscultés et entretenus.
Un dispositif de capteurs  permet d’analyser tout comportement anormal du barrage ou des berges sur lesquelles il s’appuie.

En complément de ces mesures quotidiennes, l’exploitant réalise tous les 15 jours des inspections visuelles.
Chaque année l’administration (notamment la DRIRE) procède  à une visite complète de la structure et des organes touchant à la sûreté des barrages.

Enfin tous les deux ans, la division technique générale (DTG) réalise des rapports d’analyse.

Outre ce suivi régulier, la réglementation française en matière de sécurité des barrages et de prévention des risques fixe l’obligation pour tous les ouvrages d’une hauteur supérieure à 20 m, d’effectuer tous les 10 ans  une visite des parties immergées de l’ouvrage partie amont, pied du barrage, vannes de fond, grilles…) sous contrôle de l’administration.

Cette visite décennale, véritable «check-up» de l’ouvrage peut se réaliser à l’aide d’un sous-marin adapté.

Cependant même si les risques d’accident sont extrêmement faibles (probabilité de 1 pour 100 000 dans le Monde) les pouvoirs publics en liaison avec l’exploitant  doivent être prêts à toute éventualité.

Dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile (13 août 2004), les aménagements hydrauliques qui comportent à la fois un réservoir d’une capacité égale ou supérieure à 15 millions de m3 et un barrage ou une digue d’au moins 20 mètres doivent faire l’objet d’un Plan particulier d’Intervention (PPI).

L’objectif essentiel d’un «PPI grand barrage» est de permettre l’évacuation des populations concernées, dès lors que des anomalies constatées par le gestionnaire du barrage le justifient mais avant la rupture de celui-ci.

Dans le département de l’Ariège 5 ouvrages répondent à ces critères: Naguilhes (capacité de stockage de 43 millions de m3), Laparan (16 millions de m3 stockés), Gnioure (28,36millions de m3), Montbel (60 millions de m3) et Soulcem (29,3 millions de m3).

Jeudi 11 octobre un exercice de mise en situation a été réalisé par la direction EDF en relation avec la préfecture, les services de secours, l’inspection d’académie et la DMD chargée de réaliser le scénario «catastrophe» à l’origine du déclanchement de ce plan d’alerte.

La presse était invitée à suivre le déroulement des opérations dès 8h30 au local de vigie non loin du barrage du Soulcem à 1578m d’altitude.

Christian Caussidery, directeur du groupe d’exploitation Aude-Ariège dont le siège est à Tarascon-sur-Ariège nous explique en quelques mots ce qu’est un GEH.

Il exploite 30 centrales hydroélectriques situées dans le département de l’Ariège, de l’Aude et des Pyrénées-orientales, il gère 20 barrages dont 12 font plus de 20 mètres de hauteur.

La puissance totale du GEH est de 724 mégawatts et la production moyenne annuelle d’environ 2 000 gigawatts/heure, soit la consommation d’une ville de 800.000 habitants.

Mais le barrage a également un important rôle de soutient à l’étiage de la Garonne avec 55 millions de m3 d’eau par an.

Le GEH Aude-Ariège se compose de 5 groupements d’usines hydroélectriques, il a pour priorité la production d’électricité à partir de la première énergie renouvelable du monde, l’eau, en garantissant la sécurité des personnes et le respect de l’environnement.

«Les risques de rupture de ce barrage sont faibles (nous ne sommes pas en zone de secousses sismiques) mais il faut s’y préparer et c’est pour cette raison que nous réalisons aujourd’hui un exercice en condition réelle.

Le barrage du Soulcem date de 1984, c’est un des derniers barrages construits dans les Pyrénées. C’est un barrage dit «poids», le volume fait obstacle à la poussée de l’eau (à la différence de Laparan qui est barrage voûte), sa base est épaisse de plus de 200m.

Le Plan Particulier d’Intervention «barrages» concerne les ouvrages de 20 mètres de haut et d’une capacité supérieure à 15 millions de m3. Il prend en compte le risque majeur lié à la submersion ou à la rupture de l’ouvrage et est destiné à organiser l’alerte et l’information des populations, les moyens d’évacuation et de secours.

L’objectif c’est d’échanger avec la préfecture sur ce qui se passe réellement sur le barrage
»

Pierre Criton, responsable de la communication se veut rassurant: «la sécurité des barrages hydroélectriques est une priorité d’EDF. Ces ouvrages subissent en permanence des mouvements réversibles dus aux écarts de température ou à la variation du niveau de l’eau dans la retenue.

Nous suivons leur évolution au quotidien car un barrage vit, respire, on l’ausculte, on suit ses mouvements, son comportement, sa pression grâce à des capteurs sophistiqués. Des pendules qui mesurent les variations de son déplacement, des piézomètres qui contrôlent les pressions de l’eau dans les fondations, des dispositifs de mesure des fuites
»

A l’intérieur du local de vigie, deux techniciens EDF et une observatrice qui relève en toute objectivité les dysfonctionnements durant l’exercice.

Jean-Paul Molina, responsable du groupement d’usine à Auzat fait le point de la situation. «Nous sommes en état de vigilance renforcée car nous avons constaté des faits anormaux.

Vers 6h un rocher est tombé sur le parement amont du barrage, l’alarme s’est déclenchée, le débit en aval a augmenté et la couleur de l’eau a changé. Nous sommes en relation avec le PC de Tarascon et la Préfecture par téléphone satellitaire car le réseau France Télécom est en panne…

Cela met du sel dans le scénario et pour aller plus loin encore dans l’évacuation des populations on n’est pas à l’abri d’autres surprises
»

Nous nous dirigeons sur le barrage avec les techniciens et Christian Caussidery.
«La rupture d’un barrage n’est pas instantanée, c’est un phénomène très lent, c’est pourquoi il y a une surveillance permanente de l’ouvrage, notre priorité étant face à  une situation exceptionnelle de déclencher le PPI.

L’évacuation s’effectue à titre préventif, de façon graduelle et dans des délais suffisants. A cette fin, il y a trois niveaux d’alerte: l’état de vigilance renforcée que nous avons déclenché ce matin, l’état de préoccupations sérieuses et l’état de péril imminent
»

Concrètement le PPI organise l’alerte et l’information des populations, la répartition des rôles entre l’exploitant et les autorités, la mobilisation et la coordination de tous les moyens de secours (sapeurs-pompiers, gendarmerie, services de police, SAMU, collectivités territoriales.

Nous quittons le Soulcem pour atteindre le collège du Montcalm à Vicdessos et assister à l’évacuation des scolaires. Les habitants de la vallée sont habitués au son strident des sirènes qui retentissent lors des exercices tous les trois mois.

Le maire Marcel Bergay a reçu les instructions de la préfecture, il a diffusé l’information dans sa commune.
Son plan communal de sauvegarde fait régulièrement  l’objet d’aménagements: «nous ne vivons pas avec la crainte de voir le barrage lâcher mais il faut être prêt si l’éventualité se présente»

La sirène retentit, les enfants se pressent dans la cour sans bousculade et le départ vers les hauteurs du village est donné. Après dix minutes de marche, un sentier conduit sur un promontoire qui rejoint le chemin des novices puis celui d’Orus.

Yannick Bouché le principal du Collège n’est pas mécontent: «nous avons évacué en moins de 12 minutes mais l’aire de réception est à aménager, l’alerte peut se déclencher la nuit, il faut penser aux élèves à mobilité réduite» ajoute Jean-Michel Petiot, inspecteur d’éducation académique.

C’est à la préfecture que nous terminons l’exercice PPI.
A la cellule de crise, la DRIRE nous apprend que le scénario s’est corsé, un second rocher s’est détaché aux alentours de 10h50, de la phase vigilance renforcée nous passons à l’état de péril imminent.

Véronique Castro, directrice de cabinet précise: «dans la réalité le rôle du maire est très important, il met en place un plan communal de sauvegarde, alerte la population, met en place le plan d’évacuation des personnes.

Dans cet exercice, nous sommes allés vite en 3 heures, dans la réalité les choses vont plus lentement. C’est la première fois que l’on travaillait avec EDF, l’avis des experts mériterait d’être plus clair, les techniciens emploient souvent des termes que l’on ne comprend pas toujour …/…/… nous allons tirer les enseignements de cet exercice
»

Enfin Christian Caussidery, directeur du GEH Aude-Ariège très satisfait de cet opération nous a indiqué qu’il souhaitait bien renouveler ces exercices sur un thème plus ciblé.

Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 22/10/2007
Pour visualiser la vidéo contenue dans cette page, vous devez disposer du lecteur Flash 8 ou supérieur. Téléchargez la dernière version en cliquant sur le logo ci-contre.
Important: Pour utiliser la fonction plein �cran, vous devez disposer du lecteur Flash 9.
Lien permanent vers l'article:http://www.ariegenews.com/news/news-3840.html Lien permanent vers l'article:  http://www.ariegenews.com/news/news-3840.html
Dans la même rubrique:
63e anniversaire de la victoire des alliés
Inauguration de la 37ème Foire-Exposition de l�Ariège et du Couserans
Débat sur l'incinération des déchets en Ariège
«Midi-Pyrénées Actives» et la Chambre des Métiers de l�Ariège s�engagent pour les créatrices d�entreprises
Saint Girons: la Papeterie de Lédar «Meylan 60» à nouveau sur la sellette
rechercher
rechercher un article:
En bref dans l'actualité