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15/04/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Exercice de sécurité civile sur le thème de la pandémie grippale en Ariège


L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) dans un avis du 17 janvier 2008 fait le constat que la situation épidémiologique actuelle en matière d’influenza aviaire à virus H5N1 (grippe aviaire) hautement pathogène sur les oiseaux sauvages est stable en Europe.

Un point sur la situation en date du 8 avril, faisait cependant état du décès d'un égyptien en contact avec une volaille contaminée.

Le bilan des cas humains confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS de 2003 au 8 avril 2008 fait état de 379 cas dont 239 décès.

Aussi Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a décidé d’abaisser le niveau de risque «modéré» au niveau de risque «faible» sur l'ensemble du territoire national.

Celui-ci permet des assouplissements, notamment les rassemblements d’oiseaux (foires, marchés, concours, expositions…) qui sont à nouveau autorisés dans toutes les communes y compris celles des zones humides à «risque particulier prioritaire»

Pourtant la pandémie grippale demeure un risque sanitaire majeur.


L'apparition d'un nouveau virus grippal contre lequel l'immunité de la population est faible ou nul, pourrait se solder selon l’OMS en l'absence d'intervention sanitaire par 9 à 21 millions de malades dont 500.000 à 1 million pourraient développer des complications nécessitant leur hospitalisation.

Outre son impact sanitaire majeur, une pandémie pourrait désorganiser le système de santé en raison de la saturation des services, désorganiser la vie sociale et économique, paralyser les services essentiels au fonctionnement de la société et de l'Etat.

Un plan national a été rédigé, ses principaux objectifs sont de protéger la population contre cette menace de pandémie grippale.

Trois phases sont identifiées dans le dispositif gouvernemental, avec des réponses adaptées pour chacune :

-la phase pré-pandémique sans transmission inter humaine, avec des mesures de surveillance renforcée et de prévention de la propagation du virus ;

-la confirmation d’une transmission inter humaine limitée, avec la mise en place de l’organisation de crise ;
-le plan de lutte contre la pandémie proprement dit, qui a vocation à être déclenché face à une menace grave et imminente de pandémie, avec la protection de la population et la sauvegarde des fonctions essentielles à la vie sociale et économique.

Ce plan national est aussi décliné au niveau local.

L'exercice de sécurité civile baptisé pour l’occasion «Pandémix» qui a eu lieu jeudi 10 avril dans le département de l'Ariège a permis à une soixantaine de personnes de tester grandeur nature la mise en route du Plan Blanc en cas de déclenchement de la pandémie de la grippe aviaire.

La direction des affaires sanitaires et sociales de l'Ariège (DDASS) chargée de son pilotage, s'est associée à la délégation militaire départementale (DMD) pour la mise en place de cette opération d'envergure, son animation et son évaluation.

Un exercice suivi de près par le préfet de l'Ariège mais également par Gérard Perraudin, chargé de mission auprès du délégué interministériel contre la grippe aviaire (le Professeur Didier Houssin) qui avait fait le voyage de Paris, en observateur.

«Le délégué interministériel participe à la coordination et à la préparation de l’Etat face aux risques pandémiques. Depuis trois ans, il y a une réflexion sur ce risque, un plan national existe, il est décliné au niveau départemental et chacun doit se l’approprier, d’où l’importance de tels exercices qui permettent de tester les procédures sur le terrain…

Il faut prendre conscience qu’un tel évènement arrivera (on ne sait pas quand) et qu’il n’épargnera personne, il faut dès à présent prendre de bonnes habitudes d’hygiène… L’État ne pourra pas tout faire mais il sera là pour remplir ses obligations, les particuliers devront aussi apporter leur contribution personnelle… C’est une a-culturation à un type de crise qui n’est pas commune
»

Parmi les invités à cet exercice ayant pour objectif de tester l’application des directives gouvernementales du «plan pandémie grippale», une délégation andorrane conduite par Josep Casals et le Dr Coll du ministère de la santé, accompagnés du Dr Badia et Mme Curco du SAAS.

En effet, l’élaboration du plan santé en 2007 a été l’occasion pour le Gouvernement de la Principauté d’Andorre et le ministère de la santé de renforcer la coopération sanitaire transfrontalière pour un meilleur service rendu aux professionnels et à la population de la Principauté.

«Nous participons à l’exercice Pandémix, explique Josep Casals, pour en tirer des enseignements, notamment une meilleure organisation des différents services impliqués dans ce type d’opération, dont la gestion sensible de la communication et des médias ainsi que l’organisation et la prise en charge hospitalière.

Nous travaillons depuis deux ans en suivant les recommandations de l’OMS, avec nos moyens nous essayons de mettre en place des protocoles d’action et peut-être un exercice prochainement… en espérant qu’il soit aussi bien coordonné que le votre !
»

Parmi les objectifs de cet exercice, quatre points ont été particulièrement étudiés:

- l’afflux massif de patients au centre hospitalier intercommunal du Val d’Ariège (CHIVA)
- la collecte de « déchets d’activités de soins à risque infectieux  (DASRI) 
- la réaction à une série d’incidents économiques
- la gestion des troubles à l’ordre public liés à l’apparition de la pandémie sur le territoire français

Sachant par ailleurs que certains incidents ont été joués réellement sur le terrain, en particulier au CHIVA, d’autres ont fait l’objet d’études plus théoriques au sein du centre opérationnel départemental (COD) dans les locaux de la préfecture, notamment les mouvements de panique, les ruptures d’approvisionnement en eau potable ou encore la pénurie de cercueils…

«Nous sommes dans la phase 5B du plan, (larges foyers de cas regroupés sur le territoire français) explique le Dr Alain Chanssou responsable du pôle SAMU-SMUR aux urgences du CHIVA.

L’entrée du service est isolé, tous les malades, patients suspects ou malades traditionnels, arrivent au tri, une vaste salle aménagée et selon leur pathologie ils seront dirigés vers des circuits différents…une partie de l’hôpital située dans le même galet est totalement dédiée aux patients atteints de grippe aviaire.

A ce niveau il y a trois diagnostics possibles : la réanimation, l’hospitalisation ou le retour à domicile avec un traitement. Actuellement 16 patients sont pris en charge, mais nous pouvons en accueillir 112 si nécessaire. On considère qu’en cas de pandémie en France, 35% de la population sera touchée, 15% devra être hospitalisée et 5% sera dirigée en réanimation
»

Qui dit pandémie grippale dit aussi risque de contamination. Pendant la durée de l’exercice le personnel du CHIVA porte un masque chirurgical.

«Une telle mesure doit être appliquée à toute la population, nous avons prévu au niveau du COD dès les premiers signes de la grippe aviaire de faire entrer 121 palettes de masques stockés au 1er RCP», ajoute le colonel Delluc de la DMD qui pour sa part s’est prêté avec le préfet et le directeur de la DDASS, Richard Lamouroux à un habillage-déshabillage total en respectant scrupuleusement la procédure.

Retour au centre opérationnel départemental en pleine effervescence où chacun fait le point en temps réel  dans son activité, 4 pôles sont organisés: santé, ordre public, économie et coordination directe… avant le «débriefing à chaud» qui permettra d’ajuster ou d’améliorer les procédures.

Bien que pure fiction cet exercice aura nécessité plusieurs semaines de travail pour plusieurs dizaines d’intervenants
Pour en savoir plus sur la grippe aviaire: http://www.grippeaviaire.gouv.fr

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 15/04/2008
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