Ax les Thermes: opération interministérielle Vacances 2008
 Depuis plusieurs années consécutives «l’Opération Interministérielle Vacances» (OIV) menée sous pilotage MISSA (mission inter-service de sécurité des aliments) conjointement avec la direction départementale des services vétérinaires, la direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, la direction régionale des douanes, de la recherche et de l’industrie, la direction départementale de la jeunesse et des sports, la gendarmerie, la police, renforce les contrôles des structures accueillant les touristes pendant la période estivale.
En 2007, tous services confondus, plus de 2000 contrôles ont été réalisés dans près de 700 établissements, plus de 110 rappels de réglementation ont été adressés à des professionnels, chiffre qui confirme la forte action de prévention et d’information des opérateurs sur leurs obligations.
Le taux «d’anomalies» en Ariège, similaire à celui relevé en 2006, s’élève à 7,13%, il est légèrement inférieur à la moyenne nationale.
Ces contrôles révèlent que la plupart des anomalies sont fort heureusement rarement graves, ne mettant pas en jeu la sécurité de l’activité mais une vigilance s’impose notamment en matière de sécurité des aires de jeux, des cabines de bronzage ou des activités sportives et de loisirs à risques (acrobranche, via ferrata, canoë kayak, parapente…)
Il s’agit également de s’assurer de la parfaite information du consommateur sur les caractéristiques des produits et des services proposés (hébergement touristique, restauration…).
Ainsi dans le cadre des actions de la MISSA, l’Opération Alimentation-Vacances (OAV) contribue à renforcer les contrôles alimentaires afin de mieux maîtriser les facteurs des risques identifiés comme prédominants durant la période estivale.
En effet, les établissements accueillant du public voient une augmentation de leur activité, les services de l’Etat veillent à travers leurs contrôles à l’hygiène générale des denrées et notamment l’état de matières premières (conditions d’entreposage, état de fraîcheur, respect des dates limites d’utilisation, traçabilité des produits), au respect des températures (gestion de la chaîne du froid) et des procédures de nettoyage, de désinfection des locaux et du matériel.
La formation du personnel aux règles générales d’hygiène des aliments et à leur application sera également contrôlée. Au niveau départemental 2000 établissements sur les 2500 que compte le secteur alimentaire seront plus particulièrement ciblés, des restaurants en passant par les épiceries ou les étals sur les marchés.
Ainsi dans le département de l’Ariège, lors de l’OIV 2007, au cours des mois de juillet et août, sur 395 contrôles des taux de non-conformité variant entre 5 et 35% selon les secteurs concernés, 5 ont présenté un danger potentiel immédiat (avec le cas échéant saisie de la marchandise non-conforme).
Les défauts de conformité concernaient notamment les températures de conservation (15%) et les défauts d’équipement dans près d’un tiers des cas. Ces chiffres, supérieurs à la moyenne annuelle des non-conformités (environ 15%) montrent une situation plus tendue durant la période estivale, notamment en ce qui concerne la restauration et les petites épiceries.
L’opération 2008 a été lancée dès le 1er juillet et s’achèvera le 31 août. Les contrôles s’intensifieront au niveau des marchés, des établissements de restauration rapide élaborant par assemblage sur place des denrées à emporter, et du respect de la chaîne du froid lors des transports.
Une opération de communication en direction du public a été organisée jeudi dernier à Ax les Thermes dans le cadre de l’Opération Alimentation Vacances.
L’hôtel-restaurant Le Châlet à Ax les Thermes a fait l’objet d’une intervention en présence d’André Terral, Directeur de la DDCCRF, Pierre Jabert, directeur de la DDSV et Jean-Claude Schubert qui vient d’être nommé par le Préfet comme médiateur à la MIHR (mission interservices de contrôle de l’hôtellerie et de la restauration).
Les propriétaires de l’établissement, Magali et Frédéric Debeves, se sont prêtés à cette visite de contrôle. Bernard Labat, contrôleur à la DDCCRF et Maryse Rumeau de la DDSV, équipés de pied en cap, se sont livrés aux contrôles visant l’hygiène des locaux, les denrées, le personnel.
«Nous opérons avec du matériel homologué, explique M. Labat, régulièrement contrôlé et étalonné, nous permettant d’ouvrir le cas échéant une procédure juridique, ce sont des sondes pour tester l’état des fritures, des thermomètres afin de vérifier la température des produits et des chambres froides… des sacs stériles dont utilisés pour effectuer les prélèvements […] il s’agit de la panoplie du parfait contrôleur !»
«A partir du moment où l’inspection est décidée et où l’établissement est ouvert au public, les propriétaires sont tenus de nous ouvrir les portes, de répondre à nos questions et de produire les justificatifs demandés, ajoute Maryse Rumeau, nos interventions sont régies par le code rural et le code de la consommation […]
Notre action est surtout basée sur le conseil en matière de maîtrise de la sécurité des aliments, de l’hygiène, du respect de la chaîne du froid et du chaud …il peut y avoir notification de l’information réglementaire, rappel de la réglementation et dernière étape, procès verbal»
La cuisine est inspectée (surfaces en contact avec les produits, produits séparés selon leur nature, poubelle avec ouverture non-manuelle…), les chambres froides doivent maintenir les denrées aux températures réglementaires, la provenance des produits et leur date limite de conservation doivent figurer de manière lisible…
Les inspecteurs vérifient également l’hygiène, l’état des chambres, et vérifient la conformité d’affichage des produits sur la carte.
«Il y a souvent valorisation abusive d’un vin, ajoute M. Labat. Un produit qui n’est plus disponible ne doit plus figurer sur la carte»
«L’établissement est en règle, les agents des services de l’Etat n’ont relevé que des points de détail dérisoires: un torchon qui n’est pas rangé au linge sale…»
Les propriétaires du Chalet installés depuis une dizaine d’années à Ax ont réalisé des travaux d’agrandissement et proposent une agréable terrasse qui surplombe la rivière et le parc du Tech à une centaine de mètres des thermes.
Concernant la restauration, le chef (Frédéric Debes) renouvelle la carte toutes les saisons, en relation avec des producteurs locaux avec qui il est habitué à travailler.
«Nous sommes inscrits dans le réseau Club des Saveurs, c’est un atout supplémentaire […] Quant aux contrôles, je pense qu’on a besoin d’être orienté dans notre travail, on ne connaît pas toujours les nouveaux règlements […] cela permet de nous remettre en question»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |