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02/03/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(2)
Michel Roquejeoffre, un général cher au c�ur des ariégeois

42 ans de service sous 24 ministres de la défense différents… cela pourrait déjà susciter l’admiration mais quand on se rappelle ses états de service lors de la première guerre du Golfe où il a, en tant que commandant des Forces Françaises, largement participé à la libération du Koweït, l'Ariège est sûrement fière de le compter parmi les siens.

Aujourd’hui le général Roquejeoffre est … en réserve  car «un général n’est jamais à la retraite, précise-t-il, d’emblée, je peux être rappelé à tout moment pour une quelconque mission»
C’est donc chez lui, à Pamiers qu’il nous a reçus en toute simplicité pour évoquer sa carrière mais surtout ses souvenirs et aujourd’hui son implication dans la vie associative du département.

Michel Roquejeoffre est né le 28 novembre 1933 dans une famille de cinq enfants, d’un père médecin, humaniste et féru d’histoire puisque fondateur et premier président de la Société Historique et Archéologique de Pamiers et de la basse Ariège.

Quand on évoque avec lui la naissance de sa vocation, il avoue qu’il ne peut pas l’expliquer: «je n’étais pas d’une famille de militaires… mon grand-père avait fait une belle guerre de 14 et contrairement aux autres anciens, il racontait… mais tout petit déjà j’aimais l’ordre, l’organisation et j’ai toujours voulu être militaire.

Ceci dit j’aurais voulu être aviateur mais je n’ai pas pu car j’étais daltonien,  alors après l’école publique à Pamiers, j’ai fait mathélem et je suis rentré à  Saint-Cyr en 1952.  C’est pour moi une date importante
»

Comme bon nombre de ses camarades de promo, Michel Roquejeoffre pensait en sortant de cette prestigieuse institution partir en Indochine (1954 Diêm Biên Phu) mais c’est en Algérie et dans le «Génie Parachutiste» que le jeune officier débute sa carrière, une carrière divisée, comme il nous l’a expliqué, en trois étapes: Un tiers de Corps de troupe et d’Etat Major, un tiers d’école «je suis bac+11, précise-t-il non sans humour, mais pas comme les médecins, 11 ans d’études après le bac, on fait de la formation continue dans l’armée, on revient à l’école tous les 5 ans pour passer des brevets»  et un tiers «d’autres petites choses»

Le général est toujours resté fidèle aux Parachutistes, sur tous les fronts dans toutes les missions que ce soit au Tchad, au Liban, en Arabie ou au Cambodge.

Quand on évoque ses racines ariégeoises, il se souvient de la maison de campagne à Saurat, au-dessus de Tarascon: «quand j’étais adolescent, je faisais beaucoup de spéléo, de la montagne, du ski aussi… je connais les Trois Seigneurs, le Montcalm, la Pique d’Estats, les grottes et les étangs d’un peu partout… »

Bien que l’on parle de plus en plus de guerre technologique, de frappe chirurgicale, pour le Général Roquejoeffre, la carrière militaire ne se résume pas à l’emploi de la technologie: «Il faut des hommes derrière tout cela. Le plus bel exemple, c’est la 1ère  guerre d’Irak avec une armée nombreuse, bien équipée mais dans laquelle les soldats n’avaient pas le moral. Ce que j’ai retenu c’est que le meilleur outil de l’armée c’est l’homme.

Si l’homme est mauvais, l’armée sera mauvaise. Ainsi quand on est officier, il faut passer son temps, certes à éduquer les hommes mais surtout à apprendre à les connaître, à discuter avec eux: c’est la cohésion qui fait la force de l’armée et pas le service des armes… cela vient après. J’ai essayé d’instaurer cette confiance réciproque  pendant toute ma carrière
»

Bien qu’il n’aime pas l’entendre le Général Roquejeoffre a été un des héros de la première guerre d’Irak aussi lui a-t-on demandé quel avait été son souvenir le plus fort: «La guerre d’Irak a été la seule guerre depuis 1945 et la dernière depuis 1990, le fait d’y avoir participé a été un moment très fort : le jour où le président Mitterand a annoncé qu’on allait employer les armes et donc suivre les prescriptions de l’ONU, c’était très solennel.

La date limite de l’ultimatum fixé à Saddam Hussein pour libérer le Koweït était le 16 janvier, le 17 a commencé la campagne aérienne, suivie d’une campagne terrestre très courte. Le 3 mars, notre mission était remplie. Car notre mission était bien de libérer le Koweït et non d’aller jusqu’à Bagdad.
Depuis, d’autres l’on fait, sous des prétextes fallacieux et sans vraiment réfléchir
»

Nous rebondissons sur ce constat,  justement que pense le général Roquejeoffre de la guerre menée actuellement par les Etats-Unis en Irak: « Je pense que le président des Etats-Unis a pris des prétextes mensongers pour faire une guerre en Irak et se débarrasser de Saddam Hussein  sans avoir un plan pour l’après-guerre.

En France, dans l’armée on nous apprend à planifier : pour la 1ère Guerre du Golfe on savait quand on aurait terminé (à la libération du territoire occupé). Les américains se sont retrouvés à Bagdad sans penser qu’il y aurait peut-être de la rébellion de la part des baasistes, que le terrorisme ferait son apparition (alors qu’il n’y en avait pas auparavant) et qu’ils pourraient être traduits devant un tribunal international…

bref ils ne savent pas trop comment s’en sortir et la situation devient inextricable: on est parti d’une guerre contre un tyran à des conflits intercommunautaires avec en plus la rébellion des anciens baasistes et le terrorisme d’Al Quaïda »

De plus ajoute Michel Roquejeoffre « c’est le genre de guerre  en zone urbanisée à laquelle les américains ne sont pas entraînés. Regardez, en 1939-45, ils ne sont jamais rentrés dans les villes, ils laissaient faire les polonais, les anglais ou les français !»

Depuis la fin de son service actif, Michel Roquejeoffre est revenu à Pamiers, où il a été élu pendant six ans (exactement premier adjoint d’André Trigano), il nous confie: «le boulot d’un maire c’est un emploi à plein temps.» Depuis la fin de son mandat électif il est très présent sur le terrain associatif: « je préfère être dans plusieurs associations pour apporter à chacune un petit quelque chose plutôt que m’investir  à plein temps dans une seule association»…

et cela va de l’Office National des Anciens Combattants à Paris au Comité Départemental de la Mémoire et de la Solidarité (aide aux veuves, aux orphelins, souvenir de la mémoire combattante), vice-président de l’association 2 A-I-P-E (réinsertion par l’économie), vice-président de la Sté Historique de Pamiers, secrétaire départemental de la Fondation du Patrimoine, … sans oublier sa chronique  de géopolitique au Nouvel Obs… et son métier à plein temps de grand-père…

Décidément Michel Roquejeoffre est  un homme très occupé.

Photos et vidéo: ©AriegeNews 2007

actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 02/03/2007
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