Saint Girons: les ch�urs de «CARPE DIEM» ou les rêves de Carmen
Cela fait maintenant 10 ans que Monique Estrade Spencer a créé CARPE DIEM, ce choeur unique qui regroupe des chanteurs «amateurs» de tous âges et qui semble bien avoir atteint aujourd'hui une maturité que bien des groupes pourraient lui envier.
A l'origine donc, Monique, née aux USA d'un père couserannais, donc ariègeois, momentanément émigré à la poursuite de ses études dans le Middle West, dans l'Iowa très exactement, et d'une mère «étatsunienne», Sharon.
Rentrée très tôt en France, la petite Monique fréquente assidûment, aux côtés de son père musicien et mélomane, l'opéra de Marseille, ville dans laquelle elle fait ses études musicales, chant et piano.
Elle a à peine 15 ans quand elle est admise au sein de la «Maîtrise Gabriel Fauré», groupe féminin alors célèbre de la cité phocéenne.
Après, tout s'enchaîne, groupes professionnels, stages en France et à l'étranger, concerts, festivals en qualité de soliste, collaboration avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, Michel Plasson, Michel Piquemal, études avec Gabriel Bacquier et Montserrat Caballé…
En 1990, c'est l'installation en Ariège, la rencontre avec Christian Pariot, chef de choeur, qui lui donne le virus et la création, 6 ans plus tard, de «CARPE DIEM»
Ce dixième anniversaire, cela fait 3 ans qu'elle et sa troupe le préparent. L'aventure des Barjadouns commence en 2004. Pascale Bonnel et Jean Loup Sicco aux claviers, Marie Aude Pierrat à l'écriture du scénario et à la mise en scène, Jim Rowe aux sons et lumières unissent leurs talents à ceux de Monique & C° pour un spectacle (d)étonnant!
Oser faire cohabiter Rossini et Johnny Clegg, Bizet et le folklore américain, ou encore Le Forestier et Weber n'est pas à la portée de tout le monde. Le résultat est enthousiasmant.
Particulièrement à l'aise dans les balades et autres chants spécialement harmonisés pour chorales, la troupe offre pendant 90 minutes un enchantement pour les yeux et les oreilles.
Laissons de coté Aznavour qui n'arrive pas à quitter le port pour nous laisser embarquer dans les rêves de Carmen: Fougue, Sensualité, Amour, Provocation, Douceur, Colère, Tendresse tout passe dans la voix magique d'une Monique transfigurée, apaisée, sereine, au sommet de son talent.
Mais il ne faudrait pas pour autant oublier les autres, la troupe de comédiens, chanteurs, danseurs, qui sous la baguette du chef font vivre, d'une scène à l'autre, un homme heureux, ou un fils de lune, voire un choeur de villageois, ou des pêcheurs de perles.
Un anniversaire comme on aimerait en partager plus souvent. Pour ceux qui n'ont pu venir à Saint Girons, un bon conseil: ne ratez pas «Barjadoun» si ce spectacle passe dans les environs.
Photos: ©AriegeNews 2007 |