Transhumances en Couserans, ou l�éternel retour� vers les estives
Difficile de suivre Simon Lompède, qui «montagne» ce dimanche matin vers les estives des hauteurs de Bethmale, tant cet éleveur de 48 ans vole littéralement sur le chemin du cirque des Campuls, destination finale de son troupeau de Merens.
Son secret ? Il est simple, si tant est que ce soit une surprise en cette terre gasconne.
«Je pratique la transhumance pratiquement depuis que j’ai commencé à marcher, et mon père le faisait avant moi, et le père de mon père aussi !» Puis il ajoute «et je pense que mon fils de huit ans qui effectue la montée à cheval ce matin suivra le même chemin»
Comment exprimer mieux que cela, combien la transhumance, au-delà de ses aspects «techniques», que sont la qualité des herbages de montagne, et la libération des pâturages de plaine qui feront le foin de l’hiver, est ancrée dans la chair même de ces éleveurs couserannais.
Ce premier week-end de juin était donc consacré aux deux vallées de Biros et de Bethmale, sûrement deux des plus belles vallées du Couserans et tous ceux qui avaient choisi de suivre les troupeaux de Sentein à La Plagne ou de Saint Lizier et Lescure vers les Campuls n’ont pas regretté d’avoir bravé un temps incertain pour ces belles randonnées.
«J’ai rencontré ce matin des tchèques, des belges, … et même des toulousains», se réjouit Yves Rouges, infatigable promoteur de ces transhumances couserannaises, tandis que Jean-Luc Mirouze, Président de l’association éponyme constate que «les transhumances, sous leur forme moderne, sont maintenant à nouveau bien ancrées dans la tradition locale»
Gageons que cette réussite sera annonciatrice d’un renouveau du pastoralisme et de l’agriculture de montagne qui en ont bien besoin.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |