Philippe Calléja, candidat UMP aux élections sénatoriales en Ariège
Jean-Pierre Bel (PS), sénateur de l’Ariège sortant ne sera désormais plus seul en lice pour les élections sénatoriales du 21 septembre prochain… la fédération de l’UMP ariégeoise vient de désigner à l’unanimité la candidature de Philippe Calléja, maire de Saverdun.
Celui-ci a spontanément choisi comme remplaçant (c’est ainsi qu’on appelle le suppléant pour les sénatoriales) Louis Marette, maire de Mazères, président de l’UMP départementale: «ma jeunesse en politique va ainsi bénéficier de l’expérience de Louis Marette», a ajouté le candidat.
Les nouveaux représentants au Sénat sont élus pour une législature de 6 ans au suffrage universel indirect par les Grands électeurs (maires, adjoints dans certaines villes, conseillers régionaux, conseillers généraux, parlementaires) soit plus de 500 votants pour le département de l’Ariège…
Un département, est-il besoin de le rappeler historiquement ancré à gauche, dans lequel Ségolène Royal lors des dernières élections présidentielles a réalisé le score le plus important de l’hexagone.
Philippe Calléjà, candidat malheureux aux dernières élections législatives contre Henri Nayrou (PS) dit vouloir «saisir une opportunité avec cette élection […] étant élu de terrain depuis près de huit ans, tous connaissent le travail de fond que je réalise au quotidien.
Aujourd’hui la représentation ariégeoise est univoque, il est dangereux de ne pas avoir de pluralité […] à travers ma jeunesse en politique, c’est le symbole d’un renouveau pour le département.
Bien que Mazères et Saverdun se soient souvent opposées dans l’histoire, nous avons prouvé avec Louis Marette notre capacité d’écoute, de travail dans la concertation, notre volonté d’avancer ensemble au sein de la communauté de commune»
Revenant à son concurrent direct, élu lors des dernières élection sénatoriales en 1998 avec 64,06% des voix: «et puis la concurrence stimule, certes l’Ariège est fortement marquée à gauche mais les combats ne valent que s’ils sont menés […] les élus du département seront reconnaître mon engagement depuis 2001, avec la conviction qui est la mienne.
Oui j’appartiens à l’UMP, mais ce n’est pas parce que le département est rose qu’il ne faut pas affirmer ses convictions, ses valeurs, son identité […] les élections cantonales ont apporté leur lot de surprise avec des candidatures inattendues […] J’aime ce territoire, j’y ai grandi et j’y vis. Il faut accompagner nos concitoyens au quotidien c’est pour cela que j’ai choisi de faire de la politique»
Et Louis Marette de préciser: «si je suis avec Philippe Calléja, c’est sans aucune ambition personnelle, seulement pour servir et rendre service à quelqu’un que j’aime bien […] on ne peut imaginer que le premier parti de France, celui du gouvernement, celui du président de la République, qui est soutenu par 45% des habitants du départements, n’ait pas de représentants […]
Nous sommes conscients de la difficulté, il n’y a pas de dissidents chez nous, c’est un parti uni qui se présente, nous sommes là avec nos idées, nous les défendons, nous représentons des gens qui ont nos idées mais nous n’empêchons pas ceux qui ont des idées différentes de s’exprimer […]
Je ne me présente pas contre Jean-Pierre Bel, je l’ai reçu avant-hier et je travaille à ses côtés dans le cadre de l’association des maires d’Ariège […]
On n’est pas des clones, lui est socialiste, il n’est pas maire, il est souvent à Paris […] nous, nous sommes élus, sur le terrain et nous représentons quelque chose de différent»
Pour Philippe Calléja, avoir choisi, Louis Marette constitue un ticket gagnant, au-delà du président de l’UMP ariégeoise, c’est une personnalité politique qui a fait ses preuves, apprécié de la classe politique, toutes étiquettes confondues.
«De plus, commente le maire de Saverdun déjà en campagne, nous voulons montrer dans ce département que nous ne laissons pas la place libre, nous occupons le territoire avec militantisme. On ne peut nous reprocher la gestion de nos collectivités respectives.
Les ariégeois nous connaissent, c’est une campagne par la preuve que nous menons, par la réalité du travail de terrain mené au quotidien, dans un esprit d’ouverture […] nous défendons nos idées mais nous n’excluons pas les gens sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes idées que nous»
Rappelant qu’il est important pour le département de l’Ariège «d’avoir un parlementaire issu de la majorité présidentielle pour être mieux écouté»
«Le Sénat représente la ruralité des territoires, comme l’a indiqué Louis Marette, la gauche lui reproche une surreprésentation de cette ruralité mais c’est la volonté de cette chambre de conserver cette particularité, les clivages entre gauche et droite sont moins marqués, on arrive à des concessions qui dépassent les rivalités partisanes, tout cela dans l’intérêt des collectivités et des territoires […]
C’est en cela que les élections sénatoriales sont importantes pour nos départements ruraux»
Enfin Philippe Calléja a avoué qu’il préférait le suffrage universel direct et la fonction de député «mais je suis conscient de la noblesse de la tâche qui m’attend si je suis élu […] être l’élu des élus»
Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |