Mobilisation «Tous azimuts» pour le «Contrat de Revitalisation du Couserans»
 Lors de sa venue dans la capitale couserannaise, Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire a été tout à fait clair: l'Etat est prêt à aider ce territoire sinistré, mais ne peut se substituer à lui pour revitaliser une économie en perdition.
En d'autres termes «Aide-toi, le ciel t'aidera», et l'enveloppe de cinq cent mille euros sera subordonnée à la présentation d'un «Contrat de revitalisation»
Et comme il faut aller vite, ce dossier doit être déposé sous… quinze jours, soit avant le 18 novembre 2008.
Branle-bas de combat dans le Pays Couserans, où il n'est pas un soir sans que des responsables de tous bords, élus, acteurs économiques et culturels, citoyens désireux de sauver ce pays qu'ils ont choisi, ne se réunissent pour présenter un projet global et cohérent.
«Et si cette catastrophe économique se révélait, paradoxalement, être une vraie chance pour le Couserans ?» s'interrogent certains au vu de l'effervescence créée par cet impossible défi.
Il apparaît tellement difficile, voire impossible de construire en quinze jours ce que l'on n'a pas réussi à élaborer en quinze ans, sans se contenter d'abonder des projets déjà existants, que la mobilisation est générale.
Mercredi soir, c'était au tour des industriels, artisans et commerçants, de plancher, à l'initiative du collège «Economie» du Conseil de Développement du Pays Couserans, sur l'avenir du Pays.
A noter que participaient à cette réunion deux chefs d'entreprises également élus locaux, et donc, parfaitement placés pour servir d'interface entre ces deux mondes qui s'ignorent encore trop.
Pas de grandes décisions, bien sûr, on ne refait pas le monde en une nuit, mais des pistes dont on a pu constater qu'elles se recoupaient largement avec les conclusions d'autres collèges tels le tourisme, par exemple.
• Premier impératif, le désenclavement du Pays Couserans, serpent de mer local, mais réel problème:
Si on avance vers le Nord et la région toulousaine, avec les prochains contournements programmés de Caumont et Prat, dans la continuité de la zone de dépassement déjà réalisée, le Pays est toujours bloqué vers le Sud.
Et le Sud, c'est une Catalogne riche de huit millions d'habitants, au pouvoir d'achat supérieur à celui des couserannais, et qui sont aussi très demandeurs d'une échappatoire vers le Nord. En outre, il existe une vraie communauté culturelle entre cette partie de la Catalogne et le sud de la région Midi-Pyrénées.
La finalisation de la route construite il y a trente ans au port d'Aula pourrait concrétiser cette jonction. Route d'altitude, certes, uniquement touristique, évidemment, mais lien vital entre deux régions qui se connaissent bien qui pourrait apporter cette bouffée d'oxygène qui manque tant au Couserans.
• Autre priorité, valoriser la personnalité du Couserans:
Ce pays possède en lui une identité très forte, au travers de ses traditions, de sa langue, de son patrimoine, de son environnement. Il convient aujourd'hui de faire de ces particularismes une force. Le slogan «Couserans, l'île des Pyrénées» reflétait déjà cette idée.
• Enfin, mettre en place une structure type «Groupement d'entreprises» qui serait incontournable dans les décisions prises en matière de développement local:
«Le Conseil de Développement peut parfaitement jouer ce rôle», note la présidente Geneviève Chartier qui souhaite profiter de cette opportunité pour «booster» cette association parfaitement représentative des forces vives du Couserans.
Photos: AriegeNews 2008 |