Thalys: Chris Norman ne se sent pas "un héros"
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L'un des hommes ayant contribué à maîtriser le tireur du Thalys Amsterdam-Paris vendredi a assuré samedi à Arras qu'il ne se sentait pas "un héros", insistant sur le rôle des soldats américains qui sont intervenus et sur la "chance" dont ils ont bénéficié.
"Je ne me suis pas senti un héros. Si héros il y a, c'est Alex et Spencer. Sans lui (Spencer Stone), on serait tous morts. Pour moi, c'était normal" d'intervenir, a déclaré à la presse le Britannique Chris Norman, devant le commissariat de police d'Arras (Pas-de-Calais), où son témoignage a été recueilli dans l'après-midi.
"Je ne sais pas s'il n'a pas réussi à tirer... Je pense que c'est son arme qui s'est enrayée. On a tous eu énormément de chance", a poursuivi ce consultant financier pour des entreprises africaines, vivant "dans le sud de la France".
témoignage Un témoignage recueilli vendredi soir auprès d'un passager par l'AFP faisait déjà état d'un bruit étrange émanant du mitrailleur de l'agresseur.
Devant une trentaine de journalistes de toutes nationalités, le pantalon encore tâché de sang, M. Norman a résumé ainsi son geste: "Je me suis dit que notre seule chance de survivre était d'agir ensemble".
soldat américain D'après lui, au début, "le personnel du train croyait à une bagarre".
A ses yeux, le rôle essentiel revient donc à Spencer Stone, soldat américain hospitalisé à Lille samedi: "c'est lui qui a maîtrisé le terroriste, le prenant au cou", a-t-il raconté, mimant le geste. Alex Skarlatos, autre jeune militaire américain, a lui "essayé de prendre les armes" de l'assaillant, pendant que lui-même a "pris son bras droit" et qu'un "conducteur au repos" de la SNCF, assis "juste derrière" lui, "lui prenait le bras gauche".
Selon lui, le tireur n'était "pas très, très fort" physiquement. "Quand je l'ai eu en main, je n'ai eu aucun problème pour le maîtriser, mais le traitement de Spencer a dû avoir son effet", a-t-il estimé.
"Blessé par le tireur armé aussi d'un cutter, Spencer Stone avait au moins "trois entailles dans le cou, il avait presque perdu son pouce et malgré tout, c'est lui qui a été capable d'arrêter le bain de sang qui commençait", a encore raconté Chris Norman, lui rendant un hommage particulier.
Il a terminé en disant: "Tout ce que je veux faire, c'est rentrer à la maison et passer du temps avec ma famille".
Né en Ouganda, marié et père de deux enfants, Chris Norman, s'exprimant dans un français correct, a dit avoir grandi dans le sud de la France. L'un de ses enfants est employé dans la marine française et lui-même habite actuellement "dans le sud de la France".
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