Le Point Accueil Ecoute Jeunes du Pays d’Olmes, le CIAS, la Mairie de Lavelanet et le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance se sont associés pour conduire du 31 janvier au 15 février, un chantier de remobilisation par l'activité économique sur le territoire du Pays d'Olmes.
Cette opération a permis à quatre jeunes de 16 à 20 ans, repérés et orientés par l'éducateur de rue Didier Richaud et les partenaires professionnels du CISPD, d'être sensibilisés au monde du travail dans le cadre d'un chantier collectif de rénovation et d'amélioration de leur lieu de vie.
Un chantier de remobilisation ou une insertion par l'activité économique qui a bénéficié d'une aide de l'Etat (fonds interministériel de prévention de la délinquance) et de fonds propres de l'intercommunalité.
Durant trois semaines, pour 8 jours de travail effectif, Thierry, Youssef, Loni et Dimitri ont réhabilité tables et bancs de l’Espace Liberté (non loin de l’Espace Jeunes).
«Du beau boulot effectué collectivement» soulignera Landry Sanchez, encadrant technique qui rajoute: «cela a été un vrai plaisir pour moi; ils étaient motivés et grâce à une réflexion commune, tous ont apporté des solutions à notre travail»
Réaliser les plans, les découpes du bois, calcul des matériaux, utilisation des machines, règles de sécurité ou prise de responsabilités étaient au cœur des activités.
En sus, un accompagnement individuel (encadrement socio-éducatif) s'est instauré entre éducateur de rue et jeunes.
Un but: les amener à se projeter dans le futur et le monde du travail.
Youssef nous indique: «je m'ouvre des portes depuis que je suis là, j'ai posé ma candidature pour le chantier d'insertion, mais cherche aussi ailleurs»
Le jeune homme âgé de 19 ans vit à Lavelanet et va «enchaîner avec un stage d'une semaine chez Bâti Plus avec à la clé une embauche ferme»
Au delà de la rémunération (environ 400€ net), tous les quatre avouent que ce chantier leur «permettra de rebondir.
On a été confronté au monde du travail, il a fallu se lever, être à l'heure [...] ne plus se laisser aller»
A 16 ans, Loni a enchaîné plusieurs stages ces trois dernière années, «sans jamais être payé»
Aujourd'hui, il déclare: «le travail du bois m'a vraiment plus, je suis «à donf» dedans»
Thierry 20 ans habite Laroque d'Olmes chez sa mère; il souhaite acquérir son autonomie, «travailler et pouvoir me payer un appartement»
Dimitri, 17 ans vient de Villeneuve d'Olmes, et pour lui le chantier a servi de catalyseur: «une vrai motivation, ça nous a confrontés au monde du travail et permis de réfléchir à nos situations»
«Je suis là pour écouter, on travaille dans le bon sens» souligne Pierre Saboy, président du CIAS qui rajoute: «on avance pas à pas, mais ce genre d'expérience très prometteuse est à renouveler»
Propos approuvés par Didier Richaud qui parle de «prévention spécialisée prévenant beaucoup de choses»
La clôture du chantier de remobilisation voit ces quatre jeunes plus confiants en leurs capacités et en la société, et tous louent ce travail en commun: «une expérience gratifiante, un déclic pour construire l'avenir», leur avenir d'adulte.
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