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Pamiers: Alain Fauré demande à André Trigano de «pacifier» le secteur de la rue de la Tannerie

© midinews 2014

Lors du dernier conseil municipal, Alain Fauré a saisi le maire suite au courrier d’un riverain: «les habitants de la rue de la Tannerie ont peur, ils vivent un enfer. Je vous demande de trouver une solution pour sécuriser le secteur et le pacifier».

Selon lui une population un peu à la marge de la société multiplierait les incivilités en direction des habitants du quartier (agressions verbales, trafic en tout genre, consommation d’alcool…) et dissuaderait les candidats à l’installation à venir dans ce triangle maudit (rue de la Tannerie, rue Piconnières, rue des Pas Perdus).

L’élu d’opposition demande à la municipalité en place de veiller par un contrôle de l’urbanisme à l’ouverture de ces maisons de sommeil: «cela nous évitera bien des ennuis».

C’est Gérard Mandrou, maire adjoint en charge de la sécurité qui a pris la parole pour lui répondre: «nous sommes au courant de tout ce qui se passe à Pamiers. Je connais les gens, je reçois tout le monde et je vais à la rencontre des Appaméens. Nous avons identifié cette problématique. Une population s’est installée sur cette zone, elle dérange par ses manifestations nocturnes les habitants du quartier.

J’ai attiré l’attention des services de l’État sur cette problématique. Les services techniques ont supprimé les bancs qui pouvaient constituer un point d’accroche de ces populations et nous envisageons de déployer des systèmes de vidéoprotection dans ce quartier.

Nous avons aussi saisi le procureur à travers l’art. 40 du code de procédure pénale, les choses devraient rentrer dans l’ordre
».

Il faut remettre cette problématique dans un contexte général. La désertification du centre-ville de Pamiers est connue de tous les élus et a fait les choux gras de la dernière campagne municipale. Le centre est en déshérence depuis de longues années.

Les commerçants qui habitaient autrefois les bâtiments au-dessus de leurs boutiques les ont désertés préférant les banlieues résidentielles. Au fil des années on a assisté à une lente dégradation de ces appartements privés qui au final ne se louaient plus que par l’intermédiaire des services sociaux (la CAF garantissant les loyers aux propriétaires).

À présent les affaires au centre-ville sont moins florissantes, et peut-être la présence de ces populations plus prégnante. Mais pour autant selon les services de l’État il n’y aurait pas de trafic de drogue, juste des gens un peu asociaux qui boivent et qui parlent fort: «on est à la marge de la délinquance», assure-t-on au commissariat.

La commission «Habitat indigne» de La Communauté de Communes est en charge de ce dossier. Certains commerçants élus y siègent.

Le centre-ville de Pamiers fait désormais partie des 1300 quartiers éligibles à la nouvelle politique de la ville.

Une réelle opportunité pour la cité aux trois clochers qui doit dans les six ans à venir se pencher sur ce dossier épineux.

Laurence Cabrol | 03/12/2014 - 19:21 | Lu: 19151 fois