A peine la page de l’Afghanistan tournée, les soldats du 1er Régiment de Chasseurs parachutistes de Pamiers ont repris l’entraînement sur le terrain.
Depuis le début de la semaine, le capitaine Arnaud Briganti encadre quarante stagiaires, des soldats ayant déjà à leur actif entre 2 et 4 ans de service dont la plupart ont été projetés en Afghanistan.
Mais au retour de cette mission, il faut reprendre pied avec les réalités et pour ces soldats penser à leur carrière avec notamment cette formation leur permettant de devenir chefs d’équipe et caporaux.
Elle s’adresse à tous les militaires du rang et donne accès après un stage de huit semaines, dont la moitié est sur le terrain, à l’obtention du CME (certificat militaire élémentaire).
«Nous avons l’habitude du plateau de Caylus mais depuis notre retour d’Afghanistan, nous avons un d’excellents rapports avec les Ariégeois et de nombreux maires nous proposent de venir faire des exercices sur leurs communes, comme à Brassac.
Ici nous sommes sur un terrain militaire appartenant à la Légion Etrangère, à la 4 RE de Castelnaudary, à la frontière de l'Aude et de l'Ariège» explique le Capitaine Briganti, qui après St-Cyr a intégré le régiment ariégeois avant d’être projeté au Tchad, Nouvelle Calédonie puis en Afghanistan avec la 1ère Compagnie où il a gagné ses galons de capitaine.
Aujourd’hui incorporé dans la 3e Compagnie, il est devenu, après une formation initiale, responsable de l’encadrement: «il y a des stages toute l’année, de la théorie en salle et de la pratique sur le terrain.
Cette semaine nous sommes sur le terrain pour une instruction tactique mais le but de cette formation est d’apprendre à ces hommes à commander trois personnes.
Ces soldats étaient jusqu’à présent des exécutants, ils n’avaient pas de responsabilités, nous allons leur permettre de prendre de l’assurance, d’aller au bout de leur limites […]
Du défilé au combat, en passant par la surveillance ou l’ouverture de feu, ils seront testés toute la semaine»
Equipés de tout leur paquetage, par groupe de 8, ils tournent sur les ateliers avec un personnel encadrant qui ne passe aucune erreur car pour faire des progrès il faut être intransigeant.
Dans les groupes, des personnalités s’affirment et se détachent du lot, on peut arriver à desceller le profil de futurs chefs: «les personnalités se révèlent […]
Souvent les personnes introverties deviennent exubérantes loin des repères du quartier Beaumont ou le contraire.
Il nous appartient d’être suffisamment disponibles pour passer du temps avec eux pour voir quelles sont leurs aspirations, répondre à leurs questions» poursuit le capitaine Briganti.
Chaque fin de semaine, il y a un système de contrôle continu (en même temps que la synthèse des enseignements) auquel il faut ajouter un rallye (ou raid) pendant lequel on leur demande de restituer tout ce qu’ils ont appris.
Cela donne au final une note d’aptitude regroupant les performances physiques et état d’esprit du stagiaire.
«C’est nouveau pour eux mais ils sont volontaires, la sélection est déjà faite, ils ont tout à prouver !»
Après avoir passé la nuit à la belle étoile avec le matériel à vision nocturne, fait ce matin de la cartographie, les stagiaires devront dans le scénario proposé ce soir récupérer les repas largués par avion dans la nature… une manière de voir si la leçon du matin est bien assimilée!
Même si les paquetages sont lourds, si les exercices physiques sont exigeants, l’ambiance est bonne et selon le capitaine Briganti: «dans une carrière de militaire on garde toujours un bon souvenir de ses classes et de son CME»
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