Dans son bureau à domicile à Saurat, Franck Mourareau stocke tous les objets atypiques qu’il vend: des haches pour aller chercher du bois, des tentes en forme de tipis et même des peaux de rennes qui font office de matelas... de quoi réveiller le trappeur qui sommeille en chacun de nous.
Et voilà un e-commerçant qui, en deux ans d’existence, est en passe de doubler son chiffre d’affaires, et qui vient de remporter un prix de l’innovation en économie numérique à Toulouse.
Les clefs d’une réussite si rapide? Avoir eu la bonne idée de miser sur une «niche»: ce qu’on appelle le «bushcraft»
Qu’es-aco? «C’est l’art des bois. C’est une façon d’utiliser la nature pour monter son camp, pour cuisiner au feu de bois, faire de la cueillette, partir avec une hache, un couteau, une gamelle et camper !» explique le jeune entrepreneur.
Il n’y a pas de mot en Français. Voilà pourquoi on est obligé d’utiliser ce mot anglais qui ressemble à un éternuement, mais qui a tout son sens.
Si on le traduit littéralement, le «bushcraft» serait un «artisanat de la brousse», qui date en fait de l’époque où les colons anglais ont exploré l’Afrique et qu’ils ont dû apprendre à survivre. Il n’y a plus qu’à transférer le concept aux forets ariégeoises.
Les compétences de «bushcraft» incluent donc de savoir faire du feu, traquer, chasser, pécher, construire des abris, utiliser des outils, travailler le bois, fabriquer des cordes et bien d'autres choses.
Si le terme «survie» ne plaît pas beaucoup à Franck Mourareau, il lui préfère l’idée de «rando-nature»
Sans compter que ce retour aux sources est dans l’air du temps, «au lieu d’être enfermé dans une tente, beaucoup vont préférer dormir sous une bâche. On a le ciel étoilé, le feu à côté...»
En France, il n’y avait pas de boutique en ligne spécialisée dans le «bushcraft»
C’est ce qui a décidé Franck Mourareau (sportif, avec une expérience dans les commerce des équipements de montagne et la vente en ligne) à se lancer.
Alors pourquoi le commerce en ligne? «Dans ce secteur d’activité, si j’avais ouvert une boutique en Ariège, je n’aurais jamais assez de clients pour en vivre.
Avec la vente en correspondance, je vends partout en France, et même à l’étranger»
Pour en savoir plus: http://www.pyrene-bushcraft.com
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