C’est sur fond de hausse du chômage, de plans sociaux et de rigueur qu’a débuté ce matin la conférence sociale réunissant pendant deux jours plus de 300 personnes (parmi lesquelles le Président de la République, le chef du gouvernement, pas moins de 8 ministres, les leaders des 8 organisations patronales, syndicales, les représentants de collectivités territoriales, d’associations) pour cette consultation sur la «démocratie sociale»
Sept tables rondes thématiques: emploi, redressement productif, fonction publique, égalité professionnelle, salaires, formation professionnelle, protection sociale, permettant de réfléchir sur les réformes possibles du marché du travail, de l’emploi ou des retraites.
Une promesse faite pendant la campagne par le candidat François Hollande tenue aujourd’hui par le Président de la République qui a précisé ce matin lors de l’ouverture des débats que le but de cette concertation sociale n’était pas de sortir mardi soir avec des annonces mais avec une feuille de route pour les réformes sociales des deux prochaines années.
Parmi les invités Bernard Thibault, secrétaire général de la confédération générale du travail a été assez ferme dans ses déclarations en indiquant qu’il souhaitait des mesures rapides: «il nous faut aussi des décisions concrètes, il faut des engagements sur le moyen terme»
Sur le terrain, la CGT a organisé des actions pour faire entendre sa voix lors de la conférence sociale.
À Foix une trentaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture avant de déposer une motion sur le bureau du préfet.
Christophe Couderc, secrétaire de l’UD CGT se félicite de cette conférence sociale mais reste vigilent: «ça ne suffira pas, on doit acter des mesures immédiates notamment sur la question des salaires, l’égalité professionnelle, les licenciements économiques et des mesures à plus long terme portant sur le financement de la protection sociale, des retraites, les services publics ou la politique industrielle»
La CGT portera des propositions dans ces sept ateliers, des propositions «alternatives» en attendant du gouvernement une autre politique, une politique de «rupture»
Dans le département de l’Ariège les doléances sont nombreuses car comme l’indique Christophe Couderc «il est fortement impacté par la crise systémique» avec plus de 10% de demandeurs d’emplois, des situations préoccupantes dans le textile ou la papeterie, la situation des services publics, des salariés dans les petites entreprises…
En mettant ce sommet social sous surveillance, les syndicats pensent pouvoir éviter que la montagne n’accouche en définitive d’une souris. L’avenir nous le dira.
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