L’usage libre et gratuit des graines sera-t-il bientôt un doux souvenir?
C’est ce que craignent les militants (notamment de la Confédération paysanne) qui ont organisé une action ce vendredi à Foix, pour protester contre une loi sur les semences votée en novembre dernier.
Si vous avez vu un groupe de personnes planter du maïs en plein centre ville de Foix, vous ne vous êtes pas trompés.
Il s’agissait même d’une variété ancienne comme le symbole «des vieilles variétés, qui comme David et Goliat, restent en vie face à celles qui sont travaillées et manipulées en laboratoire. Ce que veulent nous faire avaler les gros semenciers !» argumente Jean-Marc Vaniere (sympathisant de la confédération paysanne, futur agriculteur).
Une loi qui oblige à payer pour pouvoir ressemer les graines
Avant, les graines pouvaient être sélectionnées puis replantées par les agriculteurs au sein de leur propre exploitation.
Aujourd’hui, pour que ces «semences de ferme» soient légales, les agriculteurs devront verser une rémunération aux titulaires des «certificats d’obtention végétale» (c’est à dire aux entreprises de semenciers).
Les raisons évoquées par le texte de loi sont les suivantes, «afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d’être améliorées». L’argument est donc celui de la participation de tous aux coûts de la recherche.
Les semences ne sont donc plus «libres de droit». Et depuis 2001, ce concept est appliqué sur le blé tendre (l’agriculteur doit payer 50 centimes par tonne de blé lors de la livraison de la récolte). Mais le système devrait être étendu à 21 autres espèces.
Selon Jean-Marc Vanière «la loi vise les paysans qui ressèment leur propre semence comme ça se fait depuis des milliers d’années»
Quelles conséquences?
«C’est une main mise sur le vivant» s’insurge Jean-Marc Vaniere.
Au delà de la crainte d’une dépendance accrue aux firmes semencières (puisque les agriculteurs seront de plus en plus incités à acheter leurs semences et non plus à les produire), il y a aussi la peur d’une perte de la biodiversité, à travers une uniformisation des espèces cultivées, «déjà pour le blé, il n’y a qu’une vingtaine d’espèces autorisées par le catalogue. Et elles viennent de la même souche»
Mais le jeune homme veut y voir un symbole, «le maïs que nous avons planté sert à faire du pop corn. Il reste explosif et a une belle couleur, porteuse d’avenir»
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