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Le Haut-Couserans met le paquet sur le patrimoine

© midinews 2014

Après une saison hivernale riche et réussie notamment sur la station de ski de Guzet et ses cent mille journées skieurs, sans oublier les sorties raquettes notamment en vallée, le printemps est l'occasion pour les professionnels du tourisme en Haut-Couserans de se préparer à la prochaine grande saison estivale.

«Ce qui est intéressant c'est que cette évolution a tendance à continuer sur le printemps, puisque sur mars/avril on a plus de 5% de tendances de consommation relevées par les commerçants locaux», cite volontiers Anthony Bourgoin, animateur de développement touristique au sein de l'office de Tourisme du Haut-Couserans.

Une évolution positive donc que les acteurs du tourisme souhaitent faire fructifier encore, en capitalisant plus particulièrement sur le patrimoine disséminé dans les vallées du Canton d'Oust.

Comme par exemple ici à Ercé dans l'espace consacré à l'exposition permanente sur les Montreurs d'ours ou ont été réunis élus mais aussi acteurs du tourisme et des nombreuses associations, chaleureusement remerciées, qui concourent à faire du patrimoine l'un des supports pour étoffer le catalogue de prestations touristiques proposées aux visiteurs.

La valorisation touristique du patrimoine, animée par l’Office de Tourisme du Haut-Couserans entre dans le cadre d'une stratégie de développement touristique menée de concert avec la Communauté de communes du Canton d'Oust.

«Il y a trois piliers évidents, affirme Anthony Bourgoin, le premier pilier c'est Aulus-Guzet, les thermes et la station de ski qui se positionne aussi l'été avec du VTT descente, la randonnée bien sûr, mais on a un pilier patrimoine de plus en plus important puisqu'on a de petits sites patrimoniaux qui se sont mis en réseau à travers un programme Itinéraires Patrimoine en Couserans pour lequel il y a toute une batterie de communication qui s'est mise en place»

La Boutique des Colporteurs de Soueix, L'espace des Montreurs d'Ours à Ercé, l'exposition sur les Mines de Salau font figure de sites phares autour du Centre d'interprétation du patrimoine des vallées du Couserans au Château de Seix. Sites auxquels s'ajoutent encore Notre-Dame de Vic d'Oust, le Jardin du Curé à Seix ou encore le Moulin d'Aulus.
Des sites qui, réunis, attirent autant de visiteurs que le Château de FoixUne stratégie qui s'appuie sur la présentation d'une nouvelle plaquette d'appel commune (tirée à 20.000 exemplaires), partie intégrante d'un kit de promotion collective du patrimoine du canton et d'un site internet portail dédié, réalisés en concertation avec tous les acteurs du patrimoine sur le canton.

L'objectif est de «communiquer hors-canton sur notre offre patrimoine, grâce à une seule plaquette d’appel intemporelle et un site internet-portail», résume l'animateur.

Un kit déjà utilisé par l'OT seul ou avec les autres offices de tourisme du Pays et de l'ADT sur des salons professionnels et auprès des grands CE toulousains où le patrimoine vient compléter l'offre de loisirs sportifs proposés aux salariés d'Airbus, du CNES, ou encore de Thalès.

Un patrimoine riche utilisé comme une porte d'entrée pour d'autres découvertes sur le territoire.

«Le château de Seix fait un nombre de visite intéressant depuis quelques années maintenant, il est suivi par la boutique des colporteurs qui connait un franc succès avec 5.500 visiteurs ou encore le jardin de curé et ses 5.000 visiteurs en entrée libre. On arrive sur des fréquentations sur le mois de mars dernier où si l'on totalise l'ensemble de ces petits sites on arrive à 300 visites contre par exemple 330 pour le Château de Foix»

Clairement ce réseau et cette mutualisation permettent d'avoir une visibilité de ce petit patrimoine cantonal à l'échelle départementale. Ce panel d'offres patrimoniales vient compléter les prestations de sports de pleine nature, de loisirs et randonnées et permettre de réunir toutes les composantes d'une offre touristique complète à destination des clientèles touristiques.

Un atout dans ce canton ou l'on évalue à quelques 4.400 le nombre de lits marchands et 3.370 celui des lits non marchands.

Une démarche qui permet de se réapproprier le patrimoine des vallées qui devient l'un des moteurs du développement touristique insufflant lui même une vie nouvelle sur l'ensemble d'un territoire dont l'économie repose fortement sur le tourisme.

Juste retour des choses en fin de compte.

Plus d’informations:
www.patrimoine-du-couserans.com

Sylvain Sastre | 30/05/2014 - 18:27 | Lu: 29076 fois