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Ligue de l'Enseignement: professionnels et bénévoles pour éduquer nos enfants, futurs citoyens

© midinews 2015

«Comment assurer à la fois la sécurité des enfants et les conditions d’apprentissage à l’école ?» Tel était le thème du stage-école qui s’est déroulé au mois de décembre à l’école publique Lucien Goron.

Sandrine Monredon, conseillère pédagogique représentante l’Éducation nationale et Guy Cirla, secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège et Vice-Président du Cercle Condorcet, ont travaillé avec les enseignants, les éducateurs de l’ALAE, les représentants des parents d’élèves et des représentants de la Mairie durant cette journée de réflexion.

Depuis plus de 7 ans, Guy Cirla intervient dans le cadre de la ligue de l’enseignement ou du cercle Condorcet afin d’organiser des moments de débats à l’école, avec les élèves, sur des thèmes proposés ou demandés par les enseignants. «La violence», «le rapport à la Loi», «L’autorité» sont des sujets fréquemment sollicités.

Une institutrice de l’école Goron a proposé une prolongation d’un débat sur «l’autorité»
Guy Cirla: je ne suis pas un homme providentiel qui va résoudre le problème de l’autorité à l’école
Une première réunion a eu lieu afin de déterminer les questions à aborder: «y’a-t-il un problème d’autorité ? Si oui comment le voyez-vous ?» qui a donné un consensus quasi unanime.

L’enseignant doit s’emparer du sujet pour en faire un projet pédagogique avec les élèves. Ce projet devra faire un consensus avec les autres enseignants et les éducateurs des ALAE pour garder une certaine cohérence dans l’utilisation des mêmes espaces.

Cette formation a abouti a des propositions d’organisations pédagogiques: faire l’inventaire des problèmes rencontrés, inclure dans le temps de travail un débat hebdomadaire sur les problèmes de l’école afin que les enfants puissent s’exprimer sur les problèmes rencontrés et auxquels ils ont été confrontés.

Il a été convenu aussi la réécriture du règlement général de l’école qui doit être suivre la voie administrative afin d’être validé avant sa mise en application. Les enseignants seront ensuite libres de son intégration pédagogique. C’est ce qui permettra le succès de ces démarches et de cette formation qui nécessite pour réussir, une adhésion collective.

L’approche de ce nouveau règlement est la volonté de donner du sens aux interdictions. Si on interdit quelque chose à l’élève, il doit comprendre pourquoi et appréhender quelles seraient les conséquences en cas de non-respect. Conséquences sur lui, mais peut aussi sur les autres ou sur leur sécurité.

Quand par jeu, on pousse un camarade dans l’escalier, les conséquences peuvent être dramatiques. Ce règlement s’applique dans le domaine la vie en communauté, mais également dans les conditions de l’apprentissage et les comportements relationnels des enfants en classe, mais également des enseignants. Les sanctions concernant les non-respects du règlement ont également été abordées.

Des échanges ont également eu lieu suite au visionnage de vidéos sur des situations de conflits. Les enseignants et animateurs ont travaillé par groupe sur des cas concrets. Il leur avait été demandé de rapporter des situations de problèmes d’autorité auxquelles ils ont été confrontés et d’analyser si les propositions de solutions ont abouti ou si elles furent un échec.

Ce stage-école a permis aux enseignants et éducateurs de partager leurs expériences dans un métier difficile, reflet d’une société individualiste où les enfants et parfois même leurs parents, peuvent remettre en cause les décisions prises par le professeur voir même contester le contenu de l’enseignement transmis.

02/02/2015 - 18:57 | Lu: 18184 fois